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Le bilan de la conso en 2022 par IRI en sept infos

20 janvier 2023 - Amaury Beautru

La panéliste a livré son analyse des indicateurs clés de la consommation avec des données arrêtées au 1 er janvier 2023. Linéaires vous livre les sept points saillants.

1 - Les PGC-FLS seuls en croissance

Si le chiffre d’affaires tous produits des hypers-supers et du drive est en croissance, c’est grâce aux PGC-FLS. Les ventes valeurs ont progressé de 3,8% par rapport à l’année dernière (pour représenter précisément deux tiers des sorties caisses) alors que le non-alimentaire recule de près de 1%, tout comme les produits traditionnels (en poids variable). Les vins tranquilles, eux, s’affichent en retrait à -2%.

2 - Circuits : les hypers dans le vert quand le e-commerce stagne

Sur l’année 2022, les ventes valeur des PGC-FLS via le e-commerce ont progressé de 0,2% seulement d’après le panéliste. C’est le circuit qui affiche la plus faible progression en relatif comme en absolu. Les hypers sont les mieux orientés (+4,6%), suivis des supers (+3,6%). Avec une progression relative plus forte (+5,7%) mais un poids moindre (12,9% du CA), les EDMP arrivent troisième contributeur à la croissance, devant la proximité, responsable de 16,5% des gains grâce à sa progression de +6,7%.

3 – L’épicerie salée 1er contributeur à la croissance des PGC

Responsable de 22,5% des gains, l’épicerie salée se hisse numéro un de la contribution à la croissance. Devant le frais non-laitier (20,4%), la crémerie (18,4%), l’épicerie sucrée (13,5%). Les surgelés n’arrivent qu’en 7e position, responsables de 3,9% des gains. L’épicerie salée est le rayon le plus touché par la hausse des prix ; +9,0% au cumul de l'année par rapport à l'année précédente (+12,4% en décembre vs A-1).

4 – Carton plein sur les pâtes

Alors que les ventes volumes de pâtes n’ont progressé que de 0,5 %, leur chiffre d’affaires a bondi de 20,4% en faisant la catégorie la plus dynamique de 2022. Le gain en un an de 167 M€ est relativement proche de celui réalisé par les yaourts (164 M€ à +7,1 %) et les huiles (162M€ à +15,4%). A l’opposé, les pizzas surgelées, tablettes de chocolat et confiseries de chocolat sont les produits alimentaires (hors boissons) les plus en repli avec des pertes de CA comprises entre -75 M€ et -55 M€.

5 – Inflation non-stop, en particulier sur les MDD

Entre janvier et décembre, l’inflation a été multipliée par 100 pour les PGC-FLS, passant de +0,12% à +12,55%. Chaque période, la hausse de prix s’est accélérée pour atteindre +10,75% sur les marques nationales en décembre et +16,61% pour les MDD. Sur l’année, l’inflation moyenne atteint 5,3% pour les MN et +8,5% pour les marques propres.

6 – Les premiers prix seuls en croissance volume

En progression de +7,4% en volume, les MDD économiques sont les seules marques en positif sur un an. En valeur en revanche, toutes sont bien orientées. Les MDD classiques (+7,1%) s’en sortent mieux que celles thématiques (+0,3%). Côté marques nationales, celles des grands groupes, des groupes intermédiaires ou des PME s’inscrivent dans la même tendance, autour de +3%.

7 – Lueur d’espoir pour le bio en décembre

Alors que le CA du bio est en berne de -3,9% sur l’année 2022, le marché a tout juste rebasculé en positif sur décembre. A +0,1% il revient de loin après des mois à -8% (en avril/mai). L’assortiment continue pourtant de fondre comme neige au soleil, à -12 % en un an. Et sa part de marché est repassée sous la barre des 4% au mois de décembre.
 

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