Le bien-être animal devient incontournable en boucherie
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Auteur : Frédéric Carluer-Lossouarn
L'étiquetage du niveau de bien-être animal sur le poulet MDD dans un Géant Casino. Photo : DR.
Le bien-être animal continue de prendre de l’ampleur dans les stratégies d’innovation et de communication des marques et des distributeurs. Sous l’impulsion des associations de protection des animaux.
Lancé en 2017, l’étiquetage sur le niveau de bien-être animal pèse déjà lourd : 90 millions de poulets en 2021. Cette démarche de notation façon Nutri-Score est aujourd’hui partagée par sept distributeurs : Casino, Monoprix, Franprix, Carrefour, Intermarché, Système U, Lidl. La prochaine étape est en cours, sur le porc.
Cooperl : 87 % des porcs non castrés
Sur cette espèce, déjà, des industriels sont aux avant-postes. Ainsi, à la Cooperl, numéro un français du secteur, 87% des 5,6 millions de porcs élevés par ses éleveurs ne sont plus castrés (100% pour sa marque Brocéliande).
Un peu plus de 25% des éleveurs Cooperl ont stoppé l’épointage des dents et près de 10% le testent aussi sur quelques portées de porcelets. L’arrêt de la coupe de queues est en cours d’expérimentation.
Ce sujet central pour les années à venir sera au cœur de la première web-conférence boucherie-volaille organisée par Linéaires ce jeudi 2 juin (9 h 30 - 12 h). Avec les interventions de Séverine Fontaine, directrice qualité filières animales de Carrefour, et Patrice Drillet, président de la Cooperl.
Pour vous inscrire, c’est ici (jusqu’au mercredi 1er juin).