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LDC : l'aile volaille bondit, mais l'aile traiteur faiblit

Le groupe sarthois a dégagé des résultats solides sur le premier semestre de son exercice. Il est porté par la demande soutenue en volaille et par les revalorisations tarifaires obtenues, mais son pôle traiteur est en recul. L'industriel réclame de nouvelles hausses de tarifs.
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  • Auteur : F. Carluer-Lossouarn
Photo : Linéaires - Enjoy Prod.

Photo : Linéaires - Enjoy Prod.

Le groupe volailler LDC a rendu compte d'une nette progression de ses résultats au cours du premier semestre de son exercice 2025-2026 (mars à août 2025). Son activité a été soutenue sur la période : +14% en volume et +15,6% en chiffre d'affaires, à 3,45 Mds€. À périmètre identique, hors rachats d'entreprises, les progressions sont de +1,7% en volume et +5,7% en valeur.

Son EBITDA* a bondi de 19,3%, à 307 M€ (8,9% du CA), et son résultat opérationnel courant de 16,3% à 177 M€ (5,1% du CA, stable). Son résultat net part du groupe a gagné +10,2%, à 137 M€. " L'activité volaille au cours de la période a été portée par les acquisitions et les revalorisations tarifaires, notamment destinées à soutenir la modernisation de la filière, dans un contexte de hausse de la consommation de volaille ", explique le groupe sarthois qui a multiplié les rachats d'entreprises en France et en Europe centrale (Pologne, Allemagne, Roumanie).

Objectif : 1 million de poulets/semaine supplémentaires

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Son pôle volaille France hors amont (Le Gaulois, Maître Coq, Loué) a vu ses volumes commercialisés croître de +0,8% seulement, mais son chiffre d'affaires a grossi de +7,3% (+5,7% à périmètre identique). " L'effet prix favorable constaté sur le semestre s'explique par les revalorisations obtenues auprès des clients du groupe au bénéfice de l'ensemble des maillons de la filière (éleveurs de poulettes, reproducteurs, couvoirs, usines d'aliments, organisations de production et élevages) ", souligne LDC.

Le poulet fermier Label rouge (Loué notamment) enregistre une progression de +5,4% en volume sur la période. Au global, sur l'ensemble de ses activités, le groupe vise l'objectif d'un million de poulets supplémentaires par semaine à horizon 2027, soit une croissance de plus de 15%.

Traiteur : -3,4% en volume

Sur son pôle traiteur (Marie, Pierre Martinet, etc.) en revanche, LDC enregistre une baisse de ses ventes à périmètre identique : -3,4% en volume et -0,4% en chiffre d'affaires. " Les ventes de la période ont été marquées par des conditions météorologiques difficiles avec des vagues de chaleur successives durant l'été qui ont pesé sur la consommation de plats cuisinés et de pizzas ", pointe LDC qui déplore également des hausses de tarifs insuffisantes consenties par les distributeurs : " au-delà de la conduite de l'intégration (du groupe Pierre Martinet, NDLR), l'enjeu actuel du traiteur consiste à obtenir de nouveaux ajustements tarifaires pour faire face aux prix toujours plus élevés de certaines matières premières (bœuf, veau, ovoproduits, produits de la mer, etc.). " Sur son activité traiteur, la marge opérationnelle courante du groupe est de 2,3% contre 5,8% pour son pôle volaille France (incluant l'amont).

LDC confirme sa capacité à franchir le cap de 7 Mds€ de chiffre d'affaires total et réaliser un EBITDA de près de 560 M€ sur l'ensemble de son exercice en cours, " avec un an d'avance sur son plan stratégique ", se félicite l'industriel. Un nouveau plan stratégique à 5 ans sera présenté en mai 2026.

*EBITDA : Résultat net + impôts société + résultat financier + dotations aux amortissements et provisions - reprises de provisions - autres produits et charges de gestion courante.