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Chiffre d’affaires record pour Leclerc en 2023, à 48 Mds€ (+10%)

Les centres Leclerc affichent un chiffre d’affaires record de 48 Mds € en 2023 (+10%). Interviewé ce 5 février sur France Inter à propos de la crise agricole, Michel-Édouard Leclerc évoque les raisons de ce succès et revient sur la centrale d’achat belge.
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  • Auteur : Agathe Lejeune
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Particulièrement touchés par les manifestations d’agriculteurs, les centres Leclerc affichent un chiffre d’affaires record de 48 milliards d’euros en 2023 (hors carburant), à +10%.

Interviewé ce 5 février sur France Inter, Michel-Édouard Leclerc explique ce résultat par des baisses de marges : " Nous avons mis quatre mois avant de répercuter les hausses tarifaires, donc quatre mois d’inflation de différence. Aujourd’hui, nous comptons un million de consommateurs supplémentaires qui sont venus fréquenter les centres Leclerc parce nous sommes vraiment moins chers ." 

Le distributeur est le seul en France à voir ses ventes volume augmenter. " C’est d’abord une histoire de volonté, de modèle économique. Nous avons compris que face à l’inflation, nous avions une utilité sociale à jouer, en baissant nos prix ", poursuit Michel-Édouard Leclerc.

Pas un seul contentieux 

Accusé comme les autres distributeurs de contourner la loi Egalim en négociant via sa centrale européenne Eurelec, le Breton dément formellement. L’implantation en Belgique, validée par la Commission européenne, a été choisie pour des raisons " purement géographiques ", bien avant les États généraux de l'alimentation.

" Nous avons terminé de négocier avec les PME et les petites entreprises au 15 janvier et il n’y a pas un seul dossier chez le médiateur, pas un seul contentieux , assure Michel-Édouard Leclerc. Ensuite, nous négocions avec des multinationales qui réalisent plus de 350 M€ de chiffre d’affaires en France et qui n’achètent pas leurs produits chez nous.

L’homme fort du Groupement égrène l’augmentation des dividendes de gros groupes industriels l’an dernier : Nestlé (Suisse) +13%, Pepsico (USA) +13%, Procter et Gamble (USA) +23%, Unilever (Royaume Uni/Pays Bas) +16,5%, InBev (Belgique) +26%, Coca-Cola +28 %, Heineken (Pays Bas) +31%, "des gens qui ont fait croire que la hausse des coûts était liée à l’Ukraine ou à des dérèglements post Covid".

Dans les faits, en magasins, c'est une toute autre histoire pour les volumes. " Toutes les grandes marques ont plongé. La distribution s’en est bien tirée parce qu’elle n’a pas répercuté l’ensemble de ces hausses ", soulève le défenseur du pouvoir d’achat. Je le redis et je l’assume : nos acheteurs sont fondés d’aller leur demander des baisses ou en tout cas de les étaler dans le temps. Voilà ce que nous faisons en Europe".