Les Ateliers du réemploi et vrac : revivez les temps forts de la matinée
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- Auteur : Thibaut Le Moal
Le vrac va-t-il reprendre des couleurs en GSA ? Aujourd'hui, 38% des foyers sont acheteurs. Gaëlle Le Floch de Kantar revient en chiffres sur le marché qui, selon elle, " dispose d'un potentiel de croissance non-négligeable ". À condition de lever certains freins et à rendre le parcours client le plus simple possible.
Conséquences de l'inflation, tests concrets en magasin, collectifs autour de la consigne, retours d'expérience, etc. Florent Vacheret (Éditions Dauvers) revient sur l'année 2024 du vrac et du réemploi. " Dans un contexte global très favorable au vrac, la réalité est plus contrastée pour les GMS".
Maël Le Moal, adhérent Leclerc à Granville (50) et vice-président de Perifem, est optimiste quant à l'avenir du vrac, estimant que le marché va retrouver de la croissance. " Nous avons connu le creux de la vague, mais le travail engagé des acteurs va payer. Il y a beaucoup de signaux positifs actuellement ", indique-t-il. Travailler sur la praticité de l'acte d'achat, la maîtrise du volume et l'hygiène sont pour lui des priorités pour lever les freins à l'achat.
Petrel, pour la solution technique, 11 magasins U et 4 Leclerc se sont associés au sein du consortium "La Consigne pour Réemploi". " Nous prouvons la force du collectif avec une vraie volonté de passer à l'échelle supérieure sur le vrac ", assure Hugues Pelletier, le PDG de Petrel (à droite sur la photo). Une ambition confirmée par Antoine Bresson, associé Coopérative U à Montgeron (91). " Nous devons jouer notre rôle de distributeur sur les sujets durables. Nous espérons bientôt atteindre 50 magasins U équipés avec le dispositif de consigne pour le réemploi. "
La coalition Défi Vrac regroupe plusieurs industriels (Bel, Lesieur, Famille Michaud, Danone). L’idée : trouver des solutions pour les produits "pâteux et visqueux" comme le miel, le fromage fondu ou la compote, par exemple. Avec pour objectif à terme de "démocratiser le vrac", comme l'explique Alexandra Berreby pour Bel (à gauche sur la photo). Un vrai défi, donc. " Nous souhaitons, après la phase d'expérimentation, pouvoir passer à une autre échelle sur le vrac " affirme avec enthousiasme Marie Sailly de Danone (au premier plan).
Autre projet de développement du réemploi : le consortium R3Pack. " Nous nous sommes attaqués à un sujet complexe : le packaging en vrac des produits du quotidien, pour tous les fournisseurs et tous les distributeurs ", détaille Manon Bessone de (Re)set. L'expérimentation a démarré par trois magasins U, avec des emballages réutilisables et consignés pour les marques nationales, comme pour les MDD. Carrefour rejoindra la démarche en septembre.
Thomas Bou, chef de projet RSE pour Carrefour, partage les leçons tirées du test vrac de grande ampleur mené au sein du Carrefour de Montesson (78) et du Market Voisin-Le-Bretonneux (78). Il évoque la consigne, travaillée notamment avec Loop, et l'expérimentation avec Picadeli. " Nous sommes en réflexion constante pour trouver le bon modèle pour le vrac, savoir comment embarquer les marques, mais aussi trouver une solution au sujet de la double implantation des produits en rayon ".
Didier Onraita-Bruneau, président d'Osmosia (Day by day), assure que la croissance repart au sein de ses magasins depuis quelques mois. " Il y a un espoir de relance assez fort aujourd'hui ". Il dresse par ailleurs un bilan à un an du test de shop in shop mené à Auchan Plaisir (78). " Le vrac nécessite un accompagnement humain pour faire de la pédagogie, traiter le sujet de l'hygiène, etc. "
Dans la séquence Face aux Ateliers, Amaury Beautru, rédacteur en chef de Circuits Bio, a interviewé Nicolas Dauvé, chargé R&D emballages chez Biocoop. L’enseigne spécialisée entend réaliser 50% de son chiffre d’affaires sur le sans emballage ménager à usage unique pour 2025. Un exemple à suivre.
Comment la parapharmacie peut-elle s’approprier le vrac ? C’est la question à laquelle Magali Monnier, de la rédaction de Circuits Bio, a répondu en évoquant le consortium Pharma-recharge qui réunit cinq laboratoires et huit marques. Pour les Ateliers, elle a analysé en détail la pharmacie pilote du projet, dans le quartier Opéra, à Paris.
À l'issue de la matinée, Salomé Géraud a reçu le Vrac d'Or 2024 pour l'ouverture il y a un mois du premier super Tout nu, un magasin "0 % déchet, 100 % goût", dans la droite ligne des six Drive Tout nu existants. La consigne y est notamment offerte afin de "ne pas faire supporter aux consommateurs le prix des contenants". Yann Priou, directeur général de Bout à Bout', a pour sa part obtenu la première récompense Boucle d'Or ! Ce tout nouveau trophée souligne l'impact positif de cette entreprise qui travaille à rendre le réemploi accessible au plus grand nombre.
Le vrac va-t-il reprendre des couleurs en GSA ? Aujourd'hui, 38% des foyers sont acheteurs. Gaëlle Le Floch de Kantar revient en chiffres sur le marché qui, selon elle, " dispose d'un potentiel de croissance non-négligeable ". À condition de lever certains freins et à rendre le parcours client le plus simple possible.
Conséquences de l'inflation, tests concrets en magasin, collectifs autour de la consigne, retours d'expérience, etc. Florent Vacheret (Éditions Dauvers) revient sur l'année 2024 du vrac et du réemploi. " Dans un contexte global très favorable au vrac, la réalité est plus contrastée pour les GMS".
Maël Le Moal, adhérent Leclerc à Granville (50) et vice-président de Perifem, est optimiste quant à l'avenir du vrac, estimant que le marché va retrouver de la croissance. " Nous avons connu le creux de la vague, mais le travail engagé des acteurs va payer. Il y a beaucoup de signaux positifs actuellement ", indique-t-il. Travailler sur la praticité de l'acte d'achat, la maîtrise du volume et l'hygiène sont pour lui des priorités pour lever les freins à l'achat.
Petrel, pour la solution technique, 11 magasins U et 4 Leclerc se sont associés au sein du consortium "La Consigne pour Réemploi". " Nous prouvons la force du collectif avec une vraie volonté de passer à l'échelle supérieure sur le vrac ", assure Hugues Pelletier, le PDG de Petrel (à droite sur la photo). Une ambition confirmée par Antoine Bresson, associé Coopérative U à Montgeron (91). " Nous devons jouer notre rôle de distributeur sur les sujets durables. Nous espérons bientôt atteindre 50 magasins U équipés avec le dispositif de consigne pour le réemploi. "
La coalition Défi Vrac regroupe plusieurs industriels (Bel, Lesieur, Famille Michaud, Danone). L’idée : trouver des solutions pour les produits "pâteux et visqueux" comme le miel, le fromage fondu ou la compote, par exemple. Avec pour objectif à terme de "démocratiser le vrac", comme l'explique Alexandra Berreby pour Bel (à gauche sur la photo). Un vrai défi, donc. " Nous souhaitons, après la phase d'expérimentation, pouvoir passer à une autre échelle sur le vrac " affirme avec enthousiasme Marie Sailly de Danone (au premier plan).
Autre projet de développement du réemploi : le consortium R3Pack. " Nous nous sommes attaqués à un sujet complexe : le packaging en vrac des produits du quotidien, pour tous les fournisseurs et tous les distributeurs ", détaille Manon Bessone de (Re)set. L'expérimentation a démarré par trois magasins U, avec des emballages réutilisables et consignés pour les marques nationales, comme pour les MDD. Carrefour rejoindra la démarche en septembre.
Thomas Bou, chef de projet RSE pour Carrefour, partage les leçons tirées du test vrac de grande ampleur mené au sein du Carrefour de Montesson (78) et du Market Voisin-Le-Bretonneux (78). Il évoque la consigne, travaillée notamment avec Loop, et l'expérimentation avec Picadeli. " Nous sommes en réflexion constante pour trouver le bon modèle pour le vrac, savoir comment embarquer les marques, mais aussi trouver une solution au sujet de la double implantation des produits en rayon ".
Didier Onraita-Bruneau, président d'Osmosia (Day by day), assure que la croissance repart au sein de ses magasins depuis quelques mois. " Il y a un espoir de relance assez fort aujourd'hui ". Il dresse par ailleurs un bilan à un an du test de shop in shop mené à Auchan Plaisir (78). " Le vrac nécessite un accompagnement humain pour faire de la pédagogie, traiter le sujet de l'hygiène, etc. "
Dans la séquence Face aux Ateliers, Amaury Beautru, rédacteur en chef de Circuits Bio, a interviewé Nicolas Dauvé, chargé R&D emballages chez Biocoop. L’enseigne spécialisée entend réaliser 50% de son chiffre d’affaires sur le sans emballage ménager à usage unique pour 2025. Un exemple à suivre.
Comment la parapharmacie peut-elle s’approprier le vrac ? C’est la question à laquelle Magali Monnier, de la rédaction de Circuits Bio, a répondu en évoquant le consortium Pharma-recharge qui réunit cinq laboratoires et huit marques. Pour les Ateliers, elle a analysé en détail la pharmacie pilote du projet, dans le quartier Opéra, à Paris.
À l'issue de la matinée, Salomé Géraud a reçu le Vrac d'Or 2024 pour l'ouverture il y a un mois du premier super Tout nu, un magasin "0 % déchet, 100 % goût", dans la droite ligne des six Drive Tout nu existants. La consigne y est notamment offerte afin de "ne pas faire supporter aux consommateurs le prix des contenants". Yann Priou, directeur général de Bout à Bout', a pour sa part obtenu la première récompense Boucle d'Or ! Ce tout nouveau trophée souligne l'impact positif de cette entreprise qui travaille à rendre le réemploi accessible au plus grand nombre.