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Vente à perte : le "non" ferme des distributeurs

Le gouvernement croyait pouvoir miser sur l’appétit démesuré des distributeurs pour la guerre des prix ? Raté, ils ne veulent pas entendre parler de vente à perte sur les carburants. 
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Benoît MERLAUD
commission affaires economiques 2023
Quatre représentants de la grande distribution (Carrefour, U, Intermarché et Leclerc) devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, le 20 septembre 2023.

L’image de casseurs de prix qui colle à la peau des distributeurs est visiblement un peu surfaite. Si la concurrence est vive entre enseignes et si les négociations sont toujours sans pitié avec les industriels, la profession surveille ses (faibles) marges comme le lait sur le feu. 

La Première ministre Elisabeth Borne a suggéré que la vente à perte pourrait temporairement être autorisée sur les carburants. Ceci afin de redonner de la manœuvre aux distributeurs qui vendent depuis longtemps l’essence à prix coûtant ou presque, et qui se plaignent de voir Total plafonner ses prix à la pompe (ce qui est impossible pour eux faute de maîtriser les prix d’achat). 

Cette initiative du gouvernement revient surtout [...]