L’heure n’est pas encore à la fête pour les réseaux spécialisés bio. Avec 44% de part de marché, Biocoop a fermé 39 points de vente en 2023 (pour 13 ouvertures). Le parc compte aujourd’hui 739 magasins.
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Auteur : Agathe Lejeune
La coopérative affiche un chiffre d’affaires en hausse de +2,3% (+3,1% à parc constant) à 1,5 milliard d’euros. Ses ventes en volume accusent -5%, mais les signes de reprise se font sentir depuis février avec +5% en un mois.
Tous les rayons sont en progression l’an dernier sauf le non-alimentaire qui a fait les frais d’arbitrages importants de la part des clients, inflation oblige. La hausse des prix a pourtant été plus mesurée qu’en GMS, à +13% en deux ans contre +20% pour la grande distribution.
"2023 a été une année complexe. 2024 s’annonce sinueuse"
Biocoop assure être 10% moins cher que ses concurrents sur 150 prix engagés. " Nous constatons même des prix moins élevés que certains produits conventionnels en grande surface ", soulève Patrick Ribot, directeur général par intérim de Biocoop depuis le départ de Sylvain Ferry chez Système U . Ce qui signifie aussi moins de marge, tant au niveau de la coopérative que des magasins. " C’est une fierté de proposer des produits bio à des prix accessibles pour nos consommateurs ", souligne l'enseigne AB.
Droits dans nos bottes
La reprise sera-t-elle pour cette année ? Biocoop reste prudent : " 2023 a été une année complexe. 2024 s’annonce sinueuse ", prévient Patrick Ribot. Des ouvertures ? " Oui, il y en aura ". Surtout, l’enseigne promet des hausses prix très mesurées, voire inexistantes. Avec des valeurs inchangées. " Nous restons droits dans nos bottes. Nous n’avons pas bougé d’un iota, contrairement à d’autres ", défend Patrick Ribot, en référence à Naturalia, dont la gamme accueille désormais des produits non bio. Biocoop continue de lutter contre l’ultra-transformation, l’effondrement de la biodiversité, commercialise des fruits et légumes 100% de saison. L’offre en vrac dépasse par ailleurs les 35% de l’assortiment " alors que nous ne représentons que 0,8% du marché alimentaire ", se félicite Patrick Ribot.