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Intermarché se paie les multinationales du chocolat

  • Publié :
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  • Auteur : Claire Sicard
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La pression monte concernant les négociations commerciales entre fournisseurs et distributeurs en GMS, car il reste désormais moins d’un mois avant leur clôture définitive le 1er mars prochain. Et l’ambiance se tend sur la dernière ligne droite, comme chaque année. Le dernier coup de pression en date vient du groupement des Mousquetaires. 

Sur une affiche destinée aux clients et titrée « Ils se payent notre ganache », Intermarché dénonce « les grandes multinationales » qui appliquent depuis deux ans « des hausses records de prix entre 20% et 30%, justifiées par l’augmentation du coût du chocolat et du sucre ». Et le distributeur enfonce le clou : « Cette année, ces cours ont chuté drastiquement pourtant ces mêmes grandes multinationales tentent de nous imposer des hausses de prix entre 10% et 20% ».

Pour le groupement « c’est inacceptable ». Le distributeur agite le spectre du référencement en expliquant aux consommateurs que « pour cette raison vous ne trouverez pas certaines de nos références dans nos rayons ». 

« Avec des tarifs aussi gourmands, ils vont devenir obèses »

Coutumiers du fait depuis quelques années, Les Mousquetaires se posent avant tout comme un défenseur de la transparence et du pouvoir d’achat des Français. Ce type de communication imaginée au siège est ensuite envoyée aux différents adhérents qui choisissent chacun de le relayer ou pas dans leur point de vente.

Intermarché Pornichet 04-02-26

Affiche dans l'Intermarché de Pornichet (44), le 4 février 2026.

Thierry Cotillard, le président des Mousquetaires, avait déjà dénoncé la stratégie des gros industriels début janvier, lors d’une émission sur RTL : « Avec des tarifs aussi gourmands, ils vont devenir obèses », avait-il alors lancé. Selon ce dernier, l’inflation étant dorénavant contenue, à la fois sur les matières premières, mais aussi sur les emballages, les hausses demandées dans les cadres des négociations 2026 n’avaient plus de raison d’être.

Le 30 novembre dernier, à l’ouverture des négociations annuelles, une charte des bonnes pratiques avait pourtant été signée, à la fois par les marques, mais aussi par les distributeurs. De là à dire que c’est un échec, il est encore un peu trop tôt pour le déterminer. Du côté des Mousquetaires, on confesse un meilleur démarrage cette année et des négociations qui se sont bien passées avec les TPE et autres PME. Pour les multinationales, il reste encore une poignée de jours pour corriger le tir.