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Cadres de l'agroalimentaire : la France dans la moyenne des salaires

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  • Auteur : Christophe Meneust
Crédit : mnimage - stock.adobe.com - leejoongyeul

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Comment se situe la France dans la rémunération du secteur agroalimentaire par rapport à ses voisins ?  C'est la question à laquelle répond l'étude d'International Food Recruitement Alliance (IFR-A). Elle propose un panorama détaillé et comparatif des salaires dans l'agroalimentaire en Europe, en intégrant les rémunérations fixes, les bonus, les avantages (voitures, congés), les différences de fiscalité et de coût de la vie, ainsi que l'impact des charges sociales sur le coût réel de l'emploi.

L'objectif est d'offrir une vue comparative des salaires dans le secteur, par fonction et par pays (sur le périmètre France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Danemark). Cette étude est tirée d'une base de données internes sur des profils du secteur dans des entreprises de plus de 100 salariés et ne prend en compte que les salaires fixes annuels bruts (hors bonus). Leaderia, cabinet de conseil spécialisé dans le recrutement de dirigeants a contribué à l'expertise pour le marché français.

Des disparités de salaire entre pays

En ce qui concerne les hautes fonctions managériales (les directeurs au niveau groupe), les rémunérations pratiquées en France sont en dessous de la moyenne. Pour les postes financiers et administratifs, l'Hexagone est légèrement au-dessus, grâce notamment aux ressources humaines (130.000 € contre 100.000 € en moyenne). Du côté des fonctions commerciales, il est en retrait, notamment sur les postes liés à la vente. Enfin, pour les fonctions de management opérationnel, le pays se positionne légèrement en dessous comparé à ses confrères.

Prestations salariales

Crédit : Process Alimentaire

Un nombre de congés au dessus de la moyenne européenne

Le nombre de congés (25 jours légaux + 8 jours supplémentaires en moyenne) positionne la France parmi les meilleurs. L'étude stipule qu'il y a une corrélation directe entre le niveau des salaires et le coût de la vie. Plus l'indice des prix est élevé, plus le salaire est haut. 

Concernant les bonus, la structure générale des systèmes semble assez similaire. Ils sont liés à la réalisation d'objectifs individuels et à la performance. Dans le domaine commercial, ce pourcentage représente la part la plus élevée (15 à 20% du salaire de base). Pour les postes opérationnels et en R&D, il est légèrement inférieur (10% du salaire de base). En règle générale, plus le poste est élevé dans la hiérarchie, plus les bonus sont importants. " Les objectifs de l'entreprise sont généralement atteints à hauteur de 80 à 100% ", précise l'étude.

La France, championne européenne des charges

La structure globale des coûts de l'emploi pour les entreprises varie selon les pays, reflétant les différences de cotisations retraite et de charges sociales obligatoires. En prenant comme référence un salaire brut de base de 80.000 €, le coût total de l'emploi diffère considérablement en fonction des contributions exigées. Par exemple, la majoration sur le salaire brut oscille entre 16% au Royaume-Uni et 45% en France et en Italie, reflétant des obligations plus élevées en matière de retraite et de sécurité sociale. Ainsi, le coût total de l'emploi est le plus élevé en France.

Charges salariales

Crédit : Process Alimentaire