Premier bilan de la campagne test pour la banane
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- Auteur : A. Beautru
L’Association interprofessionnelle de la banane (AIB) vient de révéler le premier bilan de sa campagne test menée en octobre 2014 dans la région de Lyon.
Huit grandes surfaces, sept détaillants spécialisés ainsi que dix restaurants ont mis à l’épreuve le dispositif de communication développé par l’interprofession de la banane. Affiches, stop-rayons, dépliants, guirlandes et quelques jours d’animation ont été proposés du 9 au 18 octobre.
Cavendish, plantain, frécinette
Les professionnels de la distribution qui ont eu l’occasion de tester le dispositif se disent satisfaits. Eux qui reprochaient à la banane, leur deuxième meilleure vente de fruits, un manque de dynamisme, un « marché plat » pour les citer, sont comblés par les moyens de communication mis à leur disposition. Libres de la mise en scène du produit, et encouragés à développer leur offre, certains distributeurs ont opté pour un regroupement de l’offre par variété. Il y a plus que la cavendish classique, premier prix ou bio. Souvent implantée au sein des fruits exotiques, la plantain est plus grosse et verte. Elle se consomme cuite et salée. A l’inverse, la frécinette est un petit calibre, jaune et particulièrement goûteux pour une consommation nomade. Quelques distributeurs ont aussi essayé à la cavendish verte pour un usage culinaire.
D’autres points de vente ont privilégié la segmentation par origine. Les Antilles d’un côté, les bananes africaines de l’autre (Côte d’Ivoire, Cameroun, etc.), mais aussi celles d’Amérique du Sud (République Dominicaine, Colombie, etc.). Le constat est identique dans toutes les surfaces de vente : élargir l’assortiment contribue inévitablement à un accroissement des ventes de la catégorie entière.
Pas de déploiement national pour l’heure
2015 s’annonce comme l’année des ajustements pour cette opération. Quelques points mineurs doivent être améliorés sur les supports de communication. Quant à l’approche nutritionnelle, elle devrait aborder un aspect plus bien-être que technique. Le dispositif n’a pas vocation à être déployé pour l’instant, faute de financement. Afin de pouvoir couvrir une campagne nationale, l’association interprofessionnelle de la banane devra trouver d’autres financements que ceux des membres de son organisation. L’AIB, âgée d’à peine 3 ans, poursuit en parallèle une réflexion sur ses missions.