Le Hollandais Wessanen (Bjorg & Cie) déménage en France et devient Ecotone

9 novembre 2020 - Patricia Bachelier

« Zone de transition écologique entre deux écosystèmes ». Telle est la définition du mot écotone, qui est le nouveau nom du groupe Wessanen, la maison mère de Bjorg & Cie. Le changement de nom de cette entreprise née aux Pays-Bas en 1765 s’accompagne du transfert de son siège d’Amsterdam à Lyon, au sein des locaux de sa filiale française. Président du groupe depuis six ans, Christophe Barnouin répond aux questions de Linéaires.

Pourquoi ce changement de nom et cette relocalisation à Lyon ?

À travers ses marques Bjorg, Bonneterre, Alter Eco, Naturela ou Clipper, la France génère 60 % du chiffre d’affaires d’Ecotone, qui s’élève à 625M€. Depuis six ans, notre groupe s’est beaucoup transformé pour se recentrer sur l’alimentation biologique. Nous avons cédé des activités ne rentrant pas dans ce périmètre en Europe et aux États-Unis, ce qui a renforcé d’autant notre ancrage dans l’Hexagone. Le bio représente désormais 80 % de notre activité et nous souhaitons aller encore plus loin. Le nom Ecotone symbolise la nouvelle mission du groupe.

Quels sont ces nouveaux engagements ?

Nous avons quitté la bourse d’Amsterdam en 2019 afin de pouvoir nous inscrire dans le temps long et mener à bien notre mission, celui de nourrir la biodiversité. Ce statut d’entreprise à mission a été acté l’an dernier à l’échelle européenne, nous l’inscrivons en France aujourd’hui dans le cadre de la loi Pacte. Il est en droite ligne avec la certification B-Corp obtenue pour l’ensemble de l’entreprise en 2019, qui est le label RSE le plus exigeant. Concrètement, d’ici à 2030, nous allons porter la part du bio de 80 à 90% de notre chiffre d’affaires et maintenir celle de l’alimentation végétale à 95%.

En quoi cela nourrit-il la biodiversité ?

L’alimentation végétale et bio est une réponse concrète à l’agriculture et l’élevage intensifs qui menacent la biodiversité. Nous allons la faire grandir en triplant d’ici 2030 les volumes des matières premières cultivées avec des pratiques dépassant le cahier des charges bio. Nourrir la biodiversité, cela veut dire aussi produire des aliments variés. Aujourd’hui, deux tiers de notre alimentation reposent sur seulement neuf espèces végétales, dont le blé, le riz, le soja et l’huile de palme. D’ici à 2030, deux tiers de nos produits ne contiendront aucune de celles-ci.

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