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L’ONG Welfarm s’attaque aux fermes-usines de saumon

Welfarm lance une campagne de communication qui s’oppose à la création de trois fermes-usines de saumon. L’association de protection des animaux d’élevage pointe du doigt des dérives en matière de bien-être animal.
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  • Auteur : Florent HOFMANN

Alors que trois projets de fermes-usines RAS (système en eau recirculée) de saumons sont à l’étude sur les communes de Plouisy (22), Le Verdon-sur-Mer (33) et Boulogne-sur-Mer (62), l’ONG Welfarm s’insurge contre ces futures installations qu’elle juge contraires au bien-être animal.

L’association de protection des animaux d’élevage lance aujourd’hui une pétition et une campagne nationale baptisée «RAS : tout à signaler» , visant à s’opposer à ses trois élevages intensifs de saumons.  

L’ONG dénonce une pratique qui «infligera une vie de souffrances aux saumons» invoquant des problèmes de très forte densité, un risque de mortalité de masse et des difficultés de gestion de la qualité d’eau qui serait propice au développement de bactéries. D’après Welfarm, la production prévisionnelle de ces fermes serait 27.000 tonnes de saumons par an. Aujourd’hui, l’élevage piscicole français, toutes espèces confondues, pèse 46.700 tonnes.

L'impact environnemental pointé du doigt

L’association pointe également du doigt l’impact environnemental de ces projets qui nécessitent une grande consommation d’énergie. «D’autre part, les saumons étant carnivores, nourrir des centaines de milliers d’entre eux implique l’utilisation d’huiles et farines de poissons sauvages pêchés par millions. Cette pêche minotière pose de nombreux problèmes en matière de souffrance animale, d’environnement et de justice sociale» , abonde l’association.

Welfarm réclame l’interdiction des constructions de fermes utilisant le procédé RAS tant que le bien-être des animaux aquatiques n’y sera pas garanti.