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Comment les enseignes valorisent les écarts de tri en transformation

Compote de pomme, purs jus de clémentine ou de pomme, rondelles de carottes surgelées... Grâce à leurs gammes MDD, les enseignes achètent les invendus de certains de leurs fournisseurs de fruits & légumes frais, en leur proposant un débouché de transformation parfois créé sur mesure. Ces partenariats se montent par opportunité, souvent à la demande des producteurs qui cherchent des solutions de revalorisation de leurs écarts de tri.
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  • Auteur : Augustin Cotreuil
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En début de récolte de la clémentine de Corse fin octobre, Coopérative U annonçait acheter à sa filière partenaire ses écarts de tri. C'est-à-dire les clémentines sous-calibrées, imparfaites etc. Le tout pour produire une référence MDD créée spécialement : un pur jus pressé de clémentine de Corse pour le rayon boissons. Ce volet a été rajouté au contrat tripartite qui affiliait déjà l'enseigne à la filière IGP. Ce type de revalorisation des écarts de tri en produit transformé MDD est-il courant sur les fruits & légumes en GMS ?

Une première chose est sûre, ce n'est pas aussi simple sur les filières végétales que sur l'animal, où " les maillons industriels sont tous connectés ", explique Bertrand Morand, responsable filières et partenariats agricoles chez Coopérative U. Globalement, ce sont plutôt des accords qui sont conclus parce que l'opportunité s'est présentée. Cela ne vient pas d'une réelle impulsion de la part des enseignes. " Il faut d'abord qu'il y ait un réel besoin de la part du producteur, et ensuite nous y répondons ", précise Julien Marjani, responsable des achats F&L d'Auchan.

Chez U, l'idée est venue au fil des discussions avec les fournisseurs de clémentines de Corse Terre d'agrumes pour les étals, et le conditionneur LSDH, troisième partie prenante du contrat tripartite. Ce dernier étant particulièrement friand des initiatives favorisant les agriculteurs, ce projet de jus MDD s'est monté facilement. Autre exemple : Carrefour s'approvisionne en pommes de table avec les Vergers des Vaux de Loir, qui transforment aussi leurs pommes indésirables via leur société Elabor.