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Rachat, découpage, gestion partagée : quel avenir pour le groupe Casino ?

Les créanciers du groupe Casino, toujours fortement endetté, s’impatientent. La cession d’activités en Amérique latine est dans les tuyaux, mais la pression mise sur le distributeur, inhabituelle, laisse aussi envisager de grands chamboulements en France. 
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  • Auteur : Benoît MERLAUD
naouri

 

Une paille. 932 millions d’euros, c’est le "prix" du groupe Casino, en cette soirée du 6 octobre, sur la base d’un cours de Bourse de l’action à 8,60 euros. Une valeur qui a fondu de plus de 60% rien que depuis le début de l’année 2022. Pour mémoire, en 2014, le titre tutoyait les 100 euros. Vertigineux. 

Cette chute abyssale vient sanctionner une croissance du groupe financée, pour faire simple, à coups d’endettements. La cascade de montages élaborée par Jean-Charles Naouri, tour à tour porté aux nues pour son ingénierie financière et critiqué pour son manque de transparence, n’inspire aujourd’hui plus assez confiance. 

 

 

Le groupe a déjà dû multiplier les cessions d’actifs pour alléger ses dettes. Depuis 2015, il est sorti d’Asie et de l'océan indien, a vendu ses activités non alimentaires au Brésil. En France, il s’est séparé de son parc Leader Price et n’est plus propriétaire ni de sa filiale bancaire ni des murs de ses magasins. Entre autres [...]