Leclerc compte déjà 445 drives. Il est archi leader du circuit en chiffre d'affaires, avec environ 1,5 Mds€ en 2013. Mais le mouvement d'indépendants ne va pas s'arrêter là.
Dans les cartons de l'enseigne, une centaine de drives supplémentaires devraient encore ouvrir dans les trois ans qui viennent.
Michel-Edouard Leclerc a glissé cette annonce au milieu d'un billet de son blog consacré au "pacte de responsabilité" de François Hollande.
Au 1er janvier 2014, selon les données de l'étude Drive Insights, Leclerc comptait 445 drives. Soit 16% du parc, derrière Intermarché et Système U (qui se contentent encore souvent d'un service à l'accueil et non au coffre de la voiture).
En décembre 2013, selon le panéliste Kantar Worldpanel, les drives de Leclerc ont à eux seuls capté 1,5% des dépenses des ménages en PGC et frais LS. Autrement dit, Leclerc s'arroge 38% de part de marché sur le créneau du drive.
Il faut dire que la machine est bien rodée. Chaque adhérent, s'il le désire et s'il en a le potentiel, peut ouvrir trois drives par magasin : un accolé et deux solos déportés, dans une logique de conquête.
Le mouvement d'indépendants a ainsi ouvert 127 drives en 2012, puis 174 en 2013. Le rythme se ralentira donc dans les années qui viennent. D'une part parce que la loi Duflot, quand elle sera votée, va soumettre les créations de drive au verdict des commissions d'aménagement commercial. Et d'autre part parce que le distributeur commence aussi à avoir fait le plein, sur les sites les plus prometteurs à court terme.
Il lui restera toutefois à s'attaquer, si les adhérents en ont un jour l'ambition, aux grandes agglomérations dont l'enseigne est toujours absente. Mais le chantier est d'une autre ampleur.