Leclerc Express sur la voie
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- Auteur : F. C.-L.
Véritable serpent de mer, Leclerc Express prend corps peu à peu. Si, au niveau national, Leclerc n’en fait plus ses gorges chaudes depuis la réforme de la loi Galland, en région, les choses s’activent. Deux centrales sont en pointe sur ce dossier : la Scapest (voir l’encadré) et la Scalandes. José Guasch, l’adhérent Leclerc de Tonneins, dans le Lot-et-Garonne, a obtenu en décembre dernier l’aval de la CDEC pour la création d’un Leclerc Express de 500 m², quartier Saint-Pierre. « Il s’agit d’une partie de l’ancien Leclerc, fermé il y a douze ans suite au transfert-agrandissement du Centre Leclerc de Tonneins », explique José Guasch. Les travaux de réfection débuteront en mars pour une ouverture mi-2006.
2,5 M€ de CA
Son concept est relativement proche de celui des magasins L, initiatives isolées d’adhérents Leclerc à St-Herblain (44), Wattrelos (59), Noyal-sur-Vilaine (35) ou encore Fondettes (37). « Il y aura la totalité des produits Marque Repère, pratiquement toute la gamme Eco +, une grosse partie des références Nos régions ont du talent et quelques grandes marques incontournables », explique José Guasch. Pas de rayon trad, hors fruits et légumes. Comme pour les L, si l’ambiance sera sobre, pas question de faire du magasin entrepôt. « Plus qu’un hard-discount, je souhaite créer un supermarché discount de quartier », souligne l’adhérent. Les produits seront majoritairement délotés. Pas de palettes sauf pour les produits pondéreux (lait, eau, etc.). Le Leclerc Express, qui sera directement livré par la Scalandes, emploiera sept personnes. « Je table sur un chiffre d’affaires de 2,5 millions d’euros la première année », conclut José Guasch.v
Zoom : Scapest : « 80 Leclerc Express d’ici 4 ans »
La Scapest, à l’origine du projet Leclerc Express, prévoit d’ouvrir son premier magasin - une création pure - à la rentrée prochaine. La centrale n’exclut pas une échéance plus rapprochée via la transformation d’un local existant. Quatre unités doivent ouvrir dans l’Est d’ici à la fin de l’année. « Nous tablons sur 80 Leclerc Express d’ici à 4 ans. Nous nous autorisons deux magasins par adhérent, précise Jean-Paul Pageau, président de la Scapest. Au total, il y aurait 300 sites potentiels dans notre région ».
La centrale part sur une surface moyenne de 800 m2, sans rayon trad (hors fruits et légumes), avec 3 000 références : Marque repère, Eco + et une pincée de grandes signatures : « une grande marque par unité de besoin », précise Jean-Paul Pageau. L’ambiance sera dépouillée mais soignée : « Nous voulons faire du Leclerc de proximité, pas du hard-discount ». Les implantations sont prévues en agglomération mais aussi en centre-ville. « Il y a une forte demande de la part des maires des petites communes, explique Jean-Paul Pageau. Nous croyons beaucoup à ce projet, il ne manque plus que les autorisations en CDEC ».