Leclerc et Ferrero main dans la main pour la décarbonation
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- Auteur : Frédéric Carluer-Lossouarn
La raison ? L’inauguration le 13 mars à Lisieux, à la Scanormande (14), centrale des Leclerc normands (et d’outre-mer : Antilles, La Réunion), du premier camion 100% électrique développé en commun (300 km d’autonomie journalière, 2 h 30 de temps de recharge). " C’est une avancée concrète pour réduire notre empreinte carbone et décarboner notre supply chain , a lancé Nicolas Neykov. Notre objectif est d’atteindre 35% de décarbonation de notre chaîne logistique d’ici 2030 et de stopper les camions diesel en 2040. C’est aussi un beau pied de nez, une façon de montrer qu’il est possible à un industriel et à un distributeur de travailler ensemble sur un projet RSE essentiel à chacun. " " Les négos ne sont pas l’horizon indépassable de nos échanges avec les industriels ", a glissé pour sa part Michel-Edouard Leclerc.
- 90% d’émission de CO2
Au-delà de ce partenariat avec Ferrero, la Scanormande avait convié la presse, régionale notamment, pour mettre en avant ses propres avancées en matière de décarbonation du transport routier. À côté du camion électrique flambant neuf siglé Nutella, la Scanormande exposait aussi fièrement un de ses camions roulant au HVO 100 (Huile Végétale Hydrogénée), permettant, selon Leclerc, de réduire jusqu’à 90% des émissions de CO2 et de 30% celles de particules fines.
" C’est un biocarburant issu de la biomasse, c’est-à-dire toutes les matières premières renouvelables comme les huiles de cuisson usagées, les déchets organiques ou les résidus de l’industrie agroalimentaire et forestière , explique Alexandre Modoux, responsable achats carburants et biocarburants chez Siplec, filiale énergétique de Leclerc. Pour la Scanormande, l’utilisation du HVO 100 cela représente 1.000 tonnes d’émissions de carbone évitées. " À noter que ce biocarburant est compatible avec la majorité des moteurs diesel.