Valérie Fourneyron, la secrétaire d’État au Commerce, va recevoir les dirigeants du groupe Dia le 19 mai. Bercy veut suivre de près le dossier de la cession des activités françaises du distributeur.
Valérie Fourneyron, et avec elle Arnaud Montebourg, le ministre de l’Économie, se montrent préoccupés du sort des 7500 salariés de Dia en France.
Les dirigeants du groupe de hard discount sont donc attendus à Bercy pour exposer les raisons qui conduisent à la cession de la branche française.
"La reprise des 865 magasins français du groupe Dia sera suivie avec la plus grande vigilance par les services de l’Etat" , prévient Bercy dans un communiqué.
Arnaud Montebourg et sa secrétaire d'Etat adoptent ici une posture désormais classique de défense de l'emploi français. Mais ils peuvent disposer, dans ce dossier, d'une certaine influence.
L'enjeu des négociations avec les repreneurs potentiels repose notamment, en effet, sur le rachat des magasins les moins profitables du parc de Dia.
Certains acquéreurs pourraient trouver un certain intérêt à racheter davantage de magasins que prévu, se faisant ainsi bien voir des ministres de tutelle de la grande distribution. Car le gouvernement, en ayant si vite pris position sur ce dossier, compte bien à l'évidence faire valoir son rôle dans le meilleur sort réservé aux salariés de Dia.