Menée dans plus de 420 magasins, une étude menée par Winminute pour les Ateliers de la conso responsable montre que la grande distribution a très nettement levé le pied sur le rayon vrac, que ce soit la détention et l’offre proposée. Des chiffres exclusifs.
Les résultats complets de cet observatoire des rayons vrac seront présentés le 29 avril à l’occasion des Ateliers de la conso responsable , coorganisés par Elo Presse (Linéaires, Circuit Bio, Rayon Boissons) et Editions Dauvers.
Pour les besoins de cette 6e vague, 422 magasins ont été visités par la communauté de Winminute en hypers, supers et pour la première fois dans les trois enseignes leaders du bio. Cette édition, trois ans après la précédente, permet de chiffrer la démobilisation des GMS sur le sujet du vrac. Un temps boostés par la loi climat qui impose 20% de produits vendus en vrac en magasins d’ici 2030 pour les surfaces de plus de 400 m², les distributeurs généralistes avaient fait progressivement grimper leur taux de détention.
111 trémies en moyenne en réseau bio
De 56% de magasins avec rayon vrac en 2018, ils sont montés jusqu’à 75% en 2022. Mais les relevés effectués entre janvier et février de cette année démontrent que la part de points de vente équipés en trémies est retombée à 59% en hyper et supermarchés (hors enseignes bio). La progression de ces dernières années a donc été quasiment réduite à néant.
Dans le détail, 65% des hypers visités proposent du vrac, contre 52% pour les supermarchés. À noter que les écarts sont conséquents entre enseignes. Les Hyper U ne lâchent pas l’affaire et possèdent un rayon vrac dans 90 % des cas, devant Intermarché hyper (77%), Carrefour (72%) et Leclerc (63%).