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Houra : « Nous voulons renouer avec la croissance »

Après la vente par la famille Bouriez de Cora-Match à Carrefour, Casimir de Hauteclocque et son épouse Loraine ont repris Houra en janvier 2025. Lancé par son oncle Pierre Bouriez, le pionnier des cybermarchés a fêté ses 25 ans. Il couvre 22 départements : Île-de-France et PACA, Lille, Strasbourg, Metz, Lyon et Monaco. Ses dirigeants font le point pour Linéaires sur leur vision, leur stratégie de relance, le partenariat avec Auchan sur les MDD.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : F. Carluer-Lossouarn

Pourquoi vous êtes-vous lancés dans la reprise de Houra ?

Casimir de Hauteclocque : Mon grand-père Philippe Bouriez a fondé Cora et mon oncle Pierre Bouriez a créé Houra en 2000. Je baigne depuis toujours dans l'univers de la grande consommation. J'aime le retail et je me suis intéressé très tôt à la livraison. Lors de la cession de Houra, j'ai eu un coup de cœur pour l'entreprise et son équipe. J'ai travaillé auparavant dans le quick commerce, chez Cajoo et Flink. Le modèle économique n'était pas pérenne, mais c'était un laboratoire d'idées nouvelles. Houra était une belle endormie, je veux la moderniser en en faisant un modèle économique pérenne, aller chercher de nouveaux clients en conservant notre socle de 50 000 à 55 000 clients actifs.

Loraine de Hauteclocque : Nous voulons donner un coup de jeune à l'image de Houra et renforcer sa notoriété auprès des jeunes ménages, être plus présents sur les réseaux sociaux : Instagram d'abord, mais aussi TikTok, You Tube Shorts, etc. Le site Houra a été refondu en juin dernier.

Quelle est votre principale cible de clients ?

LdH : Nous visons tous les foyers pour lesquels notre niveau de service représente une vraie valeur ajoutée. Cela recouvre en particulier ceux qui n'ont pas le temps de faire leurs courses - souvent à partir de 30-35 ans pour les jeunes ménages, ou les actifs très occupés - ou ceux pour lesquels les courses deviennent physiquement difficiles : retraités, personnes âgées, personnes en situation de handicap. Notre fer de lance c'est de leur proposer l'offre la plus large en répondant en permanence à leurs attentes et à leurs propositions de nouveautés : grandes marques, MDD Auchan, produits régionaux et locaux, bio, sans gluten, produits casher, etc. Nous sommes très impliqués pour trouver des marques de petits producteurs et nous venons de lancer une nouvelle boutique " Je choisis, j'agis " avec des marques responsables : C'est qui le patron, Café Joyeux, Ramdam social, Faire France, etc. Nous voulons étoffer notre offre en produits frais traditionnels, en veillant à limiter la casse. Nous allons aussi développer la cible B to B : PME, cabinets d'avocats, centres de santé, etc. Cela représente 10 % de notre activité.

CdH : Notre savoir-faire chez Houra, c'est de livrer de gros pleins de courses : 3 à 4 semaines d'un coup, notre panier moyen est élevé : environ 250 €. C'est le bon modèle pérenne pour Houra, et notre flotte de petits camions de livraison est parfaitement adaptée pour y répondre. Notre centaine de livreurs sont salariés et non des auto-entrepreneurs comme chez beaucoup de concurrents. Cela joue beaucoup sur la qualité des relations avec nos clients.

La LAD est à + 20 %. Qu'en est-il chez Houra dont le chiffre d'affaires est en baisse régulière : 78 M€ en 2024 contre 111 M€ en 2021 (2,5 M€ de résultat net en 2024).

CdH : Les 20 % de croissance sont une tendance nationale. En Île-de-France,