Distribook : les chiffres clefs de la distribution
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- Modifié :
- Auteur : F. C.-L.
1 – Des chiffres d’affaires en baisse
La plupart des distributeurs auront vu leur chiffre d’affaires avec carburant baisser en 2009. C’est le cas des intégrés comme Carrefour ou Casino (voir l'encadré ci-dessous). Le groupe Auchan devrait, au mieux, très légèrement progresser.
Côté indépendants, Leclerc a vu ses ventes totales croître de 0,8 % carburant inclus (+ 5 % hors carburant). Le mouvement frise désormais les 35 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les Mousquetaires-Intermarché reculent de 2,6 %. Système U devrait annoncer une stabilisation de ses ventes totales (+ 3,3 % hors carburant).
2 – Plus d’hypers et de hard
Fin 2009, la France comptait 1 667 hypers, 5 709 supermarchés et 4 531 hard discounts. Le parc d’hypers a augmenté de 73 unités, essentiellement par le jeu des agrandissements de supermarchés (41 magasins en moins). 181 hard discounts ont été créés en 2009 contre 127 en 2008. Ce ne qui n’a pas empêché ce circuit de patiner autour de 14 % de part de marché sur le total PGC + frais LS.
3 – Le parc par enseignes
Côté enseignes, peu d’évolutions majeures sauf pour les nouvelles enseignes. Avec près de 1 000 unités, la conversion des Champion en Carrefour Market est pratiquement achevée. Quelques dizaines d’Atac font de la résistance mais Simply Market s’est imposé. Leclerc Express semble enfin décoller avec 50 magasins dont 35 ouvertures en 2009. Dia frise les 50 unités en janvier. En proximité, Carrefour City et Carrefour Contact réunis comptaient 65 magasins fin 2009 contre 47 pour U Express.
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Résultats annuels : hyper et hard discount plombent Carrefour et Casino
Carrefour : - 2,8 % en France
Carrefour a publié un chiffre d’affaires de 96,2 milliards d’euros TTC pour 2009 (avec carburant), en baisse de 1,4 % par rapport à 2008. Le groupe prévoit un résultat opérationnel « de l’ordre de 2,77 milliards » .
Les marchés asiatiques et sud-américains sont toujours en pleine croissance. Le chiffre d’affaires de Carrefour a bondi de 9,4 % en 2009 en Amérique latine (à 13,4 milliards d’euros) et de 8,8 % en Asie (à 7,3 milliards d’euros).
De son côté, l’Europe, qui représente encore l’essentiel de l’activité du groupe (75,4 milliards d’euros), est plutôt mal orientée. Le chiffre d’affaires a chuté de 5,4 % en 2009 hors France et de 2,8 % en France (- 0,8 % à parc constant et hors essence). Avec une amélioration au quatrième trimestre (- 0,1 %).
Dans le détail, ce sont principalement les formats hard discount (- 7,5 % à magasins comparables hors essence) et hypermarché (- 2,9 %) qui plombent le bilan de Carrefour dans l’Hexagone. Les supermarchés affichent une croissance de 3,8 % (parc constant hors essence).
Casino : - 4,8 % en France
Pour Casino également, le bilan 2009 n’est guère réjouissant. Le groupe clôt son exercice 2009 sur un chiffre d’affaires de 26,8 milliards d’euros HT, en repli de 1 % à taux de change et périmètre constants. Le groupe stéphanois limite la casse grâce à son activité à l’international, qui a progressé de 4,9 %.
Le revers est sévère sur le marché français, qui représente tout de même 66 % du chiffre d’affaires total du groupe avec 17,66 milliards d’euros, en baisse de 4,8 % sur l’exercice 2009 (- 3,8 % à taux de change et périmètre constants, - 2,3 % au quatrième trimestre).
Comme pour Carrefour, ces chiffres décevants s’expliquent essentiellement par le recul des formats hyper et hard discount de Casino. Le chiffre d’affaires des magasins Géant Casino chute de 6,3 % en 2009 par rapport à 2008 (à taux de change et périmètre constants). Leader Price accuse - 9,1 %. Les supermarchés Casino s’en sortent un peu mieux à - 3,5 %, mais les enseignes les moins touchées sont Monoprix (- 1,7 %) et Franprix (- 0,5 %).
Jacques Bertin