Les prétendants se bousculent autour de Casino. Le talent de Jean-Charles Naouri consiste à les accueillir tous à son chevet. En même temps. Histoire que personne ne s’arroge un titre de chevalier blanc.
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Auteur : Benoît MERLAUD
Optez pour l’allégorie qui vous sied. Le fauve blessé qui ne peut plus défendre son territoire, le chef de clan dont les signes de faiblesse aiguisent l’appétit des rivaux, le patriarche dont on se dispute l’héritage. Peu importe. Il est difficile d’imaginer Jean-Charles Naouri rester encore longtemps à la tête de Casino, tant son endettement critique lui impose de trouver un ou plusieurs "sauveurs".
Les prétendants se bousculent. Et le talent de Jean-Charles Naouri (c’est un expert de la négociation) consiste à les accueillir tous à son chevet. En même temps. Histoire que personne ne s’arroge le titre de chevalier blanc de Casino et ne fasse partir un peu trop vite l’ancien directeur de cabinet du ministre Pierre Bérégovoy. Entré dans la distribution en 1991 avec le rachat de Rallye, le dirigeant était devenu premier actionnaire de Casino en 1992 puis actionnaire majoritaire en 1997.
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