Réagissant dans la foulée de l’annonce par Carrefour de son approbation du projet de fusion de ses activités au Brésil avec celles de CBD, Casino déclare ce matin dans un communiqué que « Carrefour et ses administrateurs engagent leur responsabilité en acceptant, malgré les avertissements, une opération engagée de manière hostile et menée dans le cadre de négociations illégales ».
Le groupe de Jean-Charles Naouri dénonce le fait que Carrefour omette « délibérément de préciser que l’accord de Wilkes, et donc celui de Casino sont requis. Tout projet impliquant le devenir de CBD, dont Casino détient le co-contrôle, ne peut en effet avoir lieu que dans le respect du pacte d’actionnaires liant le Groupe Casino au Groupe Diniz, et est ainsi conditionné à l’approbation unanime du conseil d’administration de Wilkes ».
En parallèle, Casino annonce avoir saisi, le 1er juillet 2011, la Chambre de Commerce Internationale
d’une seconde procédure d’arbitrage à l’encontre du groupe Diniz, suite à la proposition présentée le 28 juin 2011, simultanément à CBD et ses actionnaires. Casino entend faire respecter les procédures définies par le pacte d'actionnaires signé en 2006 avec Diniz.