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Action : quel impact sur le rayon DPH en GMS ?

Circana a fait l’exercice : quel est l’impact de l’arrivée d’un magasin Action sur les linéaires hygiène et entretien des grandes surfaces ? Si dans un premier temps, le concurrent booste le trafic de la zone et favorise les rayons DPH, les rotations sont impactées ensuite.  
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  • Auteur : Agathe Lejeune
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Un masque pour les cheveux Fructis à 3,95 € les 320 ml chez Action contre 6,75 € constaté chez Carrefour. Un Shampoing Ultra Doux 300 ml à 2,12€ chez Action, affiché 2,96 € sur CoursesU.com. Le discounter hollandais tape fort en DPH. Certes les références, importées, sont rarement strictement comparables. Mais le prix facial, lui, est souvent très inférieur à celui des rayons DPH des GMS.  

Action sacs
Circana a fait l’exercice : quel est l’impact de l’arrivée d’un magasin Action sur les linéaires hygiène et entretien des grandes surfaces ? Si dans un premier temps, le concurrent booste le trafic de la zone et favorise les rayons DPH, trois mois après l’ouverture de l’Action les rotations «  évoluent de 2 points moins favorablement que celles d’un point de vente n’ayant pas de magasin du discounter dans son périmètre proche  », souligne le panéliste. Les produits au prix facial plus important (lessives, soins du visage) sont les plus impactés par la concurrence d’Action.  

Leclerc relève le défi 

« Relancer la croissance du DPH en GSA dont les volumes ont reculé sensiblement sur les 10 dernières années » reste un challenge, conclut-on chez Circana. Un vrai sujet à l’heure où les hypermarchés, notamment, se recentrent sur l’alimentaire et réduisent le non-al. 

À contre-courant, Michel-Édouard Leclerc prévient au contraire sur son blog que «  l'enjeu, pour Leclerc 2030, c'est de performer sur six ou sept marchés non-alimentaires, pour challenger les spécialistes, nourrir notre offre web et l'attractivité des hypers (même pas morts), et d'accentuer notre différence avec nos collègues très alimentaires . »

Dans une interview accordée au Figaro le mois dernier, le président du comité stratégique de l’enseigne enfonçait le clou en précisant que d’ici 2030, «  Leclerc fera un tiers de son chiffre d’affaires avec le non-alimentaire.  »