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Cacao durable : la France à la traîne, selon une étude

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Claire Sicard
Cabosses de cacao (Crédit : Unsplash/Daniel Dan)

Cabosses de cacao (Crédit : Unsplash/Daniel Dan)

À l’occasion de la journée mondiale du cacao le 1er octobre 2025, plusieurs ONG dont Max Havelaar France, WWF, Commerce équitable France ou encore Rainforest, dévoilent une étude comparative, commanditée par leurs soins. Son objectif ? Mesurer les progrès des différentes initiatives européennes autour du cacao durable.

Si les bonnes pratiques semblent progresser globalement, le constat de cette étude serait « sans appel : la France est à la traîne », indiquent les ONG dans un communiqué. Le cacao demeure ainsi en tête des importations françaises les moins durables, « en raison de la déforestation, du travail forcé et de la pauvreté extrême des producteurs ». 

Revenu des producteurs et déforestation

Concernant le revenu des producteurs, si l’écart n’a été mesuré que pour 9% des ménages de producteurs concernés, seuls 1,8% d’entre eux tirent un revenu supérieur au seuil de revenu décent. Un chiffre qui s’élève à 12% en Belgique, par exemple, ou à 11% en Allemagne.

Sur le sujet de la déforestation, " seulement 36% du cacao transformé et fabriqué en France est considéré comme zéro déforestation ", un chiffre faible qui ne progresse quasiment pas en un an (+0,4 point). 

Autre point noir, seuls 63% des entreprises françaises de cacao ont recours à des labels ou font certifier leur activité en externe, un chiffre qui s’élève à 82% en Suisse et même à 100% en Allemagne. Dans l’Hexagone, le commerce équitable ne représente que 8% des ventes de cacao, contre 20% en Allemagne.

" Un cacao durable d’ici 2030 "

Cette étude mandatée par les ONG de l’IFCD (Initiative française pour le cacao durable) est destinée à tirer la sonnette d’alarme et à accélérer les bonnes pratiques.

Lancée en 2021 avec le soutien du gouvernement, l’IFCD rassemble l’État, l’industrie (Syndicat du chocolat), la distribution (via la Fédération du commerce et de la distribution), ainsi que la société civile et la recherche autour d’un objectif commun : " un cacao durable d’ici 2030 grâce à trois engagements clés sur le revenu décent des producteurs du Sud, la déforestation et le travail des enfants ".