Mis en vente sous la houlette du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), de l’administrateur judiciaire et de la banque Rothschild, le groupe William Saurin a enfin trouvé son repreneur.
Quatre prétendants étaient sur les rangs, dont le fonds LBO France associé à l’industriel d’aucy, ainsi que l’Américain Sandton Capital Partners. C’est finalement le concurrent Cofigeo, propriétaire de Raynal & Roquelaure, qui a remporté la mise, associé à la coopérative de Castelnaudary Arterris.
La vente, qui intègre aussi la société La Belle Chaurienne, reste soumise à l’approbation du tribunal de commerce début juillet. L’Autorité de la concurrence aura aussi certainement son mot à dire, car le rapprochement des deux concurrents génère une situation de position dominante sur le marché des plats cuisinés ambiants en GMS, dont le CA s’élève à 512M€.
50.2 % du CA des plats cuisinés
De fait, William Saurin réalise 32,8%* du CA du rayon avec ses marques, contre 13,1% pour Raynal & Roquelaure et 4,3% pour la Belle Chaurienne. Soit une part de marché totale de 50,2%, à laquelle s’ajoute une bonne partie de la sous-traitance MDD (27,5% du CA des plats cuisinés).
Sur les plats français, l’ensemble des marques des deux protagonistes totalise 45,5% du CA. Leur domination est encore plus forte sur les plats exotiques (60% du CA avec Garbit et Zapetti), ainsi que sur les plats italiens (65,1% du CA avec Panzani et Zapetti).