L’APLBC développe une nouvelle voie de collaboration tripartite
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Auteur : Claire SICARD
L’Association des producteurs de lait pour le bien collectif (APLBC) compte aujourd’hui plus de 700 exploitations adhérentes dans 25 départements des régions Centre-Val de Loire, Bourgogne, Île-de-France, Pays de la Loire, Normandie, Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, Rhône-Alpes et Hauts de France. Lors de son assemblée générale en septembre, elle a annoncé une collecte de 600 millions de litres de lait par an, bien loin des 150 millions de litres de ses débuts.
Une évolution positive permise notamment par une voie de collaboration apaisée : les contrats tripartites entre producteurs, industriels (les laiteries) et distributeurs. L’APLBC croit beaucoup en cette méthode. "E n 2015, avec LSDH (Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel, NDLR), nous avons été les premiers à signer des contrats tripartites. Aujourd’hui, quasiment tout le lait de consommation que nous collectons passe par cette forme d'accord" , explique Jérôme Chapon, président de l’association et exploitant dans la Manche.
Garantie des achats et transparence
Le prix de vente du lait est ainsi défini lors de négociations avec les trois parties prenantes, en fonction des indicateurs interprofessionnels, mais aussi par rapport au niveau souhaité par les producteurs. Les contrats tripartites sont signés pour une durée de trois à cinq ans. "Pour l’année 2024, la grande distribution dans son ensemble a accepté de nous payer un peu plus cher que les indicateurs ", affirme Jérôme Chapon.
L’APLBC développe une nouvelle voie de collaboration tripartite