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L’agriculture française redresse ses résultats

Les prix agricoles ont progressé en moyenne de près de 9% en 2021, alors que le coût des consommations intermédiaires augmentait de seulement 3%. Dans le détail, néanmoins, ce sont surtout les filières céréalières qui profitent des hausses. 
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  • Auteur : Benoît MERLAUD
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"Le résultat brut de la branche agricole s’améliore" , se félicite la FNSEA à la lecture des comptes provisoires du secteur pour 2021, publiés par l’Insee. Le syndicat ajoute aussitôt, néanmoins : "Ce rattrapage par rapport à 2020 provient surtout de l’amélioration conjoncturelle des rendements et des prix de vente des grandes cultures. Les autres filières ont des résultats plus mitigés, mais toutes sont confrontées à l’explosion de leurs charges d’exploitation" .

L’amélioration du résultat global de l’agriculture française repose à la fois sur la hausse des prix moyens payés à la production (+8,6%) et sur une augmentation plus maîtrisée du coût des consommations intermédiaires (+3,3%). Si les prix de l’énergie (+21%) et des aliments pour animaux (+12%) s’envolent, ceux des engrais et des produits phytosanitaires sont en effet à la baisse (-1%). 

L’Insee estime pour 2021 que la valeur ajoutée brute dégagée par l’agriculture, après subventions et impôts de production, progresse de +11,8%. Un résultat qui dépend plus de la conjoncture des marchés que des négociations commerciales avec la grande distribution, même s’il est incontestable qu’Egalim2 a mis de l’huile dans les rouages. 

À titre de comparaison, cette valeur ajoutée brute avait reculé de -2,6% en 2020 et de -4,6% en 2019. 

Moins de hausses pour les productions animales

Dans le détail, les filières oléagineux-protéagineux et céréales sont celles qui enregistrent les plus fortes hausses de prix : respectivement +43% et +29% (après déjà +12% pour les deux en 2020). 

Les productions végétales dans leur ensemble sont davantage valorisées, à l’image du vin (+8%), des fruits (+11%) ou encore des légumes et pommes de terre (+5%). Notamment en raison des aléas climatiques traversés l’an dernier. 

Les productions animales, à l’inverse, ont un peu plus de mal à faire passer des hausses de tarif : +2% pour le bétail (et même -4% pour le porc), +4% pour le lait, +6% pour les volailles et œufs. 

Au global, le chiffre d’affaires dégagé par les filières végétales progresse de 12% l’an dernier, tandis que celui des filières animales se contente d’un peu moins de 2% de croissance. 

 

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