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Thierry Cotillard : "Nous allons rogner sur nos marges pour baisser les prix"

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  • Modifié :
  • Auteur : Frédéric Carluer-Lossouarn
Thierry Cotillard
Thierry Cotillard, président de Groupement Mousquetaires. Photo : Groupement Mousquetaires.
Après Michel-Edouard Leclerc lors de ses vœux , c’est au tour de Thierry Cotillard de tirer à boulets rouges sur les multinationales dans le cadre des négos. " Il est grand temps de dénoncer l’irresponsabilité des géants de l'agroalimentaire ", a lancé le président des Mousquetaires sur son compte Linkedin.

Thierry Cotillard commence par rappeler la détente sur les coûts de production des produits de consommation courante. " Cette année, les coûts industriels (énergie, transports, emballage) sont à la baisse. Tout comme certaines matières premières (huiles, sucre, blé). " " Vous pensez sûrement qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour votre portefeuille. Mais dans l’esprit des géants de l’agroalimentaire, c’est aussi une bonne nouvelle… pour les investisseurs ! ", raille-t-il.

Dans cette charge sabre au clair, le patron des Mousquetaires fait le distinguo entre les PME et les grands groupes. " Alors que la majeure partie des TPE et PME ont fait preuve de responsabilité, les grandes multinationales ont adopté une stratégie opposée. C'est comme cela qu’avec des coûts de production en baisse, on voit apparaître des tarifs en hausse. Cherchez l'erreur ! ". Sur France Info le 9 janvier, Thierry Cotillard a évoqué de " très grandes marques qui sont venues (aux négos) avec des hausses de tarifs de l’ordre de 6 à 7 % voire 8 %. "

"1.000 produits de grandes marques ou de MDD les plus vendus"

Sans surprise, le distributeur s’engage à peser de tout son poids dans le cadre des négociations commerciales qui s’achèveront fin février. " Là où les industriels jouent le jeu de l’inflation, nous choisissons de jouer celui du pouvoir d'achat de nos clients. Et on va tout faire pour contrer ces abus et remettre de la raison. Quand on parle de produits du quotidien, on ne peut pas se permettre d’être hors-sol à ce point. "