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Pour Michel-Edouard Leclerc, ça va coûter plus cher « de produire à la maison »

Effets d’aubaine sur les produits asiatiques, relocalisation, bio, francisation, etc. Michel-Edouard Leclerc a donné son éclairage sur de nombreux sujets au micro de la matinale de France Inter. Morceaux choisis.
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  • Auteur : Béatrice Méhats-Démazure
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Après l'instauration de droits de douane américains sur les  "petits colis"  issus du commerce en ligne, Michel-Edouard Leclerc craint «  une invasion de produits de la zone Indo-Pacifique"  en Europe, comme il l’a expliqué au micro de France Inter, ce lundi 28 avril : «  Aujourd’hui, avec la concurrence des produits asiatiques, il y a des baisses sur le non-al. Il va y avoir des effets d’aubaine, des opportunités.  » Une période qui devrait durer quinze jours, selon le président du Comité stratégique de Leclerc. Mais derrière, la réponse se prépare. Avec, entre autres, un plan de réindustrialisation bienvenu pour le distributeur, même si «  ça va coûter plus cher de produire à la maison, de relocaliser, de produire socialement mieux et qualitativement mieux […]. Pour quelqu’un comme moi ou les distributeurs comme Intermarché, U et autres, le but va être de rendre tout cela accessible aux consommateur. »

Au passage, Michel-Edouard Leclerc égratigne l’idée «  qu’il faut que le consommateur apprenne à payer plus cher le meilleur, le bio, le relocal  ». Car pour lui, cela ne «  s’entend pas  » : «  D’ailleurs le bio s’est cassé la figure parce que c’est monté trop vite, énonce-t-il. Il faut que tout ce que stratégiquement on veut faire reste accessible au plus grand nombre. D’abord, c’est important pour que cela ne coute pas trop cher : il faut qu’il y ait une taille de marché. »

Une mission : démocratiser

Et Mel de plaider pour rendre démocratique cette nouvelle économie : « C’est ma mission, estime-t-il. Si on ne fait pas ça, il va y avoir[...]