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Les forces et les faiblesses des deux projets pour Casino

Daniel Kretinsky et Fimalac mettent plus de cash sur la table pour reprendre Casino. Mais ils attendent aussi plus de sacrifices de la part des créanciers. Le trio Niel-Zouari-Pigasse se veut plus conciliant et vante un projet opérationnel plus fouillé. Les deux offres ont jusqu’au 14 juillet 21 heures pour être révisées et améliorées. 
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  • Auteur : Benoît MERLAUD
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Les mots durs pleuvent sur Casino. Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire estime que les salariés du groupe n'ont pas à payer pour les erreurs commises par la direction. Les deux repreneurs en lice, tout à leur surenchère pour emporter le morceau, font monter la pression. Ils parlent " d’extrême urgence ", de " course contre la montre ", expliquant à qui veut l’entendre que Casino brûle actuellement 100 millions d’euros de cash par mois, étouffé par ses dettes et ses pertes opérationnelles abyssales. 

La compétition fait rage depuis des jours pour mettre la main sur le distributeur stéphanois. Le scénario poussé par Daniel Kretinsky apporte davantage d’argent frais pour redresser le groupe, mais se montre moins généreux envers les créanciers. Le projet Niel-Zouari-Pigasse est plus frugal, tout en demandant moins de sacrifices aux créanciers. Les deux offres ont jusqu’au 14 juillet 21 heures pour être révisées et améliorées. 

Des chiffres d’affaires au mètre carré indigents

Les investisseurs qui se font face sont d’accord sur un point : tout va mal, ou presque, chez Casino. La stratégie prix erratique a fait fuir les clients. Les chiffres d’affaires au mètre carré sont indigents, presque 40% inférieurs à la moyenne de la profession. Et il ne faut pas croire que le problème ne concerne que les hypers et les supermarchés [...]