Les annonces du plan Casino Renouveau 2028
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- Auteur : Frédéric Carluer-Lossouarn
"Renouveau 2028", c’est le nom du plan stratégique d’enseignes à quatre ans du groupe Casino. Il a été présenté le 14 novembre par Philippe Palazzi, directeur général. Ceux qui attendaient des annonces fracassantes ou une avalanche d’objectifs quantifiés par enseigne (Casino parle plutôt de "marque") en seront pour leurs frais. Les patrons de Monoprix, Franprix ou de la petite proximité Casino n’étaient d’ailleurs pas présents pour détailler.
Casino s’est montré plutôt avare en chiffres précis. Avec toutefois des données de cadrage : 15 Mds€ de volume d’affaires TTC visés en 2028 contre 13 Mds€ en 2023 et un Ebitda après loyers d’environ 500 M€. Zoom sur les principales annonces :
- La stratégie globale :
Par opposition à ce qu’il appelle le " commerce d’éloignement ", c’est-à-dire les hypers et supermarchés, Philippe Palazzi assoie sa stratégie sur le gros potentiel estimé des magasins de proximité dont Casino se présente comme le leader, avec 1 supérette sur 2 en France. " 42 millions de Français sont à moins de 10 minutes d’un magasin de nos marques , a-t-il souligné . Il y aura beaucoup de place à l’avenir pour la proximité, 21.000 villages sont dépourvus de commerces en France. La proximité est un enjeu sociétal. "
Casino compte ouvrir " plusieurs centaines " de magasins d’ici à 2028, sans fournir plus de détails par enseigne ni calendrier. Le distributeur est ouvertement candidat à la reprise des magasins de proximité d’Auchan (MyAuchan/A2pas) si celui-ci veut s’en délester ou si ses franchisés veulent quitter le Nordiste. Pour autant, Casino parle d’une " expansion maîtrisée ". Il choisira soigneusement, pour chaque site potentiel, quelle enseigne privilégier, en jouant la synergie au sein du groupe. Les magasins non rentables seront fermés : 100 Franprix auront baissé leur rideau cette année.
- Les trois axes clés :
Le plan Renouveau 2028 s’articule autour de trois "relais de croissance". Premier objectif : être le rendez-vous des courses alimentaires du quotidien, avec " le meilleur des marques de proximité ". Second axe : devenir un acteur majeur de la restauration à emporter. " C’est la priorité de ma stratégie, je vais y mettre tout mon poids ", a appuyé Philippe Palazzi. Pas de détails non plus à ce stade mais quelques exemples lancés à la volée, comme l’idée de vendre du café latte à 4 €. " Le positionnement sera différent selon les marques : gourmet pour Monoprix, bio pour Naturalia ", a poursuivi le dirigeant.
Troisième objectif du plan : être le leader des nouveaux services de la vie quotidienne. A l’image du retrait d’espèces en caisses testé chez Vival en province ou des casiers Vinted, de la consigne à bagages ou de la location de matériel chez Franprix. " De nombreux autres services vont être développés ", a glissé Philippe Palazzi sans en dire plus.