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Benoît Clerc, Aldi France : "Nous tablons sur un retour à des gains de parts de marché au second semestre"

Linéaires est allé à la rencontre de Benoît Clerc, directeur des achats et de l'offre d’Aldi France depuis trois ans. Il pilote une équipe d’environ 150 personnes au siège à Villepinte (93) : achats, assortiment, qualité, pricing, merchandising, etc. Ingénieur agri de formation, il avait fait auparavant l’essentiel de sa carrière chez Auchan, en France et à l’international, à des postes liés aux achats et à l’offre. Le point sur le développement du parc de magasins, les difficultés du hard-discount face à l’agressivité promo des hypers, la politique qualité d'Aldi, l’origine France, etc.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Frédéric Carluer-Lossouarn
Aldi B. Clerc
Benoît Clerc, directeur des achats et de l'offre d'Aldi France. Photo : Linéaires.
Linéaires : Fin 2020, pour 717 M€, Aldi a repris à Casino 547 Leader Price, 3 entrepôts et 2 supermarchés Casino, propulsant d’un coup le parc à 1.300 magasins. Un chantier de transformation gigantesque.

Benoît Clerc : Nous avons basculé tous les anciens Leader Price en l’espace d’un an seulement. Aldi était très présent dans le Nord et l’Est. Ce rachat a permis de renforcer notre présence en région parisienne et en centre-ville, dans le Sud-Ouest et le Sud-Est. La seconde phase de l’opération, celle des ressources humaines, s’est achevée début 2024, avec l’intégration et la reconstruction des équipes des magasins repris. Au total, nous sommes passés de 10.000 à 16.000 salariés en France.

Quels sont vos objectifs de développement désormais ?

Nous sommes à nouveau sur une phase de conquête de clients. Notre volonté reste d’atteindre 1.900 magasins, pour que chaque Français soit en moyenne à moins de 15 minutes d’un Aldi. Nous avons une centaine de projets de créations et nous continuons à rénover le parc, avec des transferts, des agrandissements. Notre modèle, c’est une surface de vente de 1.000 m² (contre 600-700 m² pour les Aldi plus anciens, NDLR), dans une zone de chalandise primaire composée de milliers de foyers situés à proximité et pouvant venir à pied.

Ciblez-vous des régions en particulier ?

Nous saisissons les opportunités dans toutes les régions mais l’Ouest représente encore un  gros potentiel de développement pour Aldi.

Quelles touches nouvelles apportez-vous au concept Aldi ?

Nous avons la volonté de présenter des zones produits frais de plus en plus grandes, de mettre plus de meubles froids. Depuis cette année, nous proposons davantage de fruits et légumes dans nos magasins agrandis, où l’offre disponible est plus importante. Auparavant, l’assortiment était unifié dans tout le réseau. Nous travaillons également à des réaménagements de la surface de vente pour que le réapprovisionnement par les équipes en magasin soit plus efficace. Nous avons déjà gagné du temps à la réception sur les quais de déchargement et dans les réserves.