Le porc maintient ses positions
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- Auteur : Frédéric Carluer-Lossouarn
Les volumes produits sont toutefois en recul : -2% l’an dernier, à 2,16 millions de tonnes équivalent carcasse et 22,7 millions de porcs. " La production a baissé de 5,4 % en Europe ", relativise encore Thierry Meyer.
Après des années fastes, la manne du marché chinois, frappé par la peste porcine (FPA), s’est dégonflée. Le pays, premier débouché français à l’export, a reconstitué son cheptel. " La Chine a pratiquement retrouvé son niveau de production d’avant crise fièvre porcine en 2018 et nos exportations y ont baissé de plus de 39% en volume sur les dix premiers mois de 2022 ", explique le président d’Inaporc.
« On n’est pas riche à 2 €/kg »
Pour la filière, le recul de la production tricolore s’explique aussi par des éleveurs qui jettent l’éponge dans leurs projets de créations ou d’extension, découragés par les recours croissants d’opposants et l’allongement des procédures administratives. Elle réclame l’aide des pouvoirs publics. Inaporc pointe aussi la hausse des importations : +3,4% en viande de porc sur les dix premiers mois de 2022.
Ces cours records et l’explosion des charges pèsent lourdement sur les industriels qui réclament aux distributeurs un meilleur partage de la valeur.
Un plan RSE en 2024
A noter que pour préparer la filière aux enjeux pressants de toutes sortes, Inaporc a annoncé la présentation au salon de l’agriculture 2024 d’une "démarche de responsabilité sociétale". " Il s’agira de formaliser des engagements à horizon 2035 qui ménageront à la fois l’économie, le social, l’environnement et le bien-être animal ", explique Anne Richard, directrice d’Inaporc.