Les bons plans pour optimiser son salaire
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- Auteur : Elodie Martel
Bon plan n°1 : Choisissez bien votre enseigne
Si vous voulez faire partie des chanceux payés plus de 2 700 € bruts mensuels, misez sur les enseignes d’hypermarchés et Carrefour de préférence. Près de 70 % des managers de rayon y gagnent plus de 2 300 € bruts par mois (39 % sont à plus de 2 700 €). En comparaison, ils sont à peine plus de 30 % à dépasser ce seuil de 2 300 € chez Cora, Géant et Leclerc. Généreux sur les salaires, Carrefour sait également encourager les efforts grâce à un système de prime qui permet à 3 % des managers de recevoir plus de quatre mois de salaire. Un chiffre que seuls Auchan et surtout Leclerc dépassent. L’indépendant a beau être plus économe sur la partie salaire, il a récompensé 10 % des ses chefs de rayon avec une prime supérieure à quatre mois de salaire.
Un peu moins attractive que Carrefour sur la part fixe du salaire (seuls 11 % des managers gagnent plus de 2 700 € bruts par mois), l’enseigne Auchan, quant à elle, se rattrape en partie grâce à un niveau de prime plus élevé. Pour 65 % des responsables, elle équivaut à plus de deux mois de rémunération, contre 45 % chez Carrefour.
En revanche, si le salaire constitue votre motivation principale, évitez les supermarchés. Une grande majorité (60 % et plus) des chefs de rayon y gagnent moins de 1 800 € par mois. Une proportion qui tombe cependant à 45 % pour Casino et Champion. En contrepartie, les supermarchés se content plus facilement d’un niveau de diplôme modeste (niveau CAP ou bac).
Bon plan n°2 : Envisagez de changer de métier
D’abord la boucherie, puis l’épicerie, le frais LS, les liquides, la marée, les fruits et légumes et enfin les autres rayons traditionnels (charcuterie/traiteur ou fromage).Voici le classement des univers en fonction de leur attractivité salariale. Près de 80 % des bouchers affichent plus de 1 800 € bruts sur leur bulletin de paie. Soit un écart de 10 points par rapport aux managers des secteurs épicerie ou frais LS… et de 30 points par rapport au banc marée. Les responsables de stand fromage ou charcuterie coupe jouent dans une autre cour. Près de 60 % d’entre eux touchent moins de 1 800 € nets mensuels. Et ils ne peuvent même pas tabler sur des primes importantes pour se rattraper. Ils partagent la queue du classement avec le frais LS et les fruits et légumes sur ce critère avec à peine plus de 5 % des managers récompensés par plus de trois mois de salaire supplémentaires. A la boucherie, à la marée et en épicerie, 13 % ont bénéficié de ce généreux traitement. En corollaire, les stands charcuterie/fromage détiennent la palme de la plus petite prime. Pour 25 % des managers, elle était inférieure à un mois de salaire. Le triste reflet de la baisse de CA conjoncturelle observée sur ces marchés.
Bon plan n°3 : Négociez un statut supérieur
Entre le statut et le salaire, la corrélation est indéniable. Selon l’enquête « Chefs de rayon, qui êtes-vous ? », 90 % des managers payés plus de 2 700 € bruts par mois ont le statut cadre (les 10 % restant sont agents de maîtrise). Un pourcentage qui atteint 60 % pour les niveaux de salaires compris entre 2 300 et 2 700 €. Si le statut cadre est hors d’atteinte, ne vous découragez pas. 40 % des salaires compris entre 2 300 et 2 700 € se trouvent chez les agents de maîtrise. Et 2 %… chez les employés.
Bon plan n°4 : Gonflez vos effectifs
Parmi les arguments à mettre en avant au moment de négocier son salaire, la taille de l’équipe encadrée semble être l’un des plus efficaces. 75 % des plus gros salaires (plus de 2 700 € bruts mensuels) doivent gérer dix personnes au minimum. Seuls 3 % de cette même population dirigent moins de 6 personnes. Logiquement, plus les équipes sont réduites, plus le niveau de salaire est bas. 43 % des managers payés moins de 1 200 € bruts par mois encadrent moins de deux personnes. Une juste contrepartie de la part importante occupée par le management dans les attributions du chef de rayon.
Bon plan n°5 : N’ayez pas peur de faire des heures
S’il est impossible de demander à un employé d’effectuer plus de 35 heures hebdomadaires, contrat de travail oblige, il en va différemment pour les cadres et les agents de maîtrise. Du coup, les salariés les mieux payés sont sur-représentés dans la population abonnée aux horaires à rallonge. Plus de la moitié des gros salaires travaillent plus de 50 heures par semaine. Une proportion qui tombe à 5 % pour les rémunérations inférieures à 1 200 € bruts mensuels. Mais n’allez pas en conclure qu’il est impossible de négocier un bon salaire en travaillant « normalement ». Un peu plus de 10 % des hauts salaires déclarent moins de 42 heures de présence au magasin. Preuve que les mentalités évoluent en grande distribution comme ailleurs.