1200 visiteurs aux journées du patrimoine du foie gras

5 octobre 2020 - Amaury Beautru

Pour la première fois, l’interprofession des producteurs de canard gras (Cifog) organisait les 19 et 20 septembre des portes-ouvertes dans le cadre des Journées du Patrimoine. 1200 visiteurs ont répondu à l’invitation d’une trentaine d’éleveurs qui produisent foies gras, magrets et confits.

Opération communication. Lassés d’être pris à partie par les organisations de défense des animaux à coup de vidéos virales, les professionnels du foie gras sont sortis de leur silence et ont fait le choix de la transparence. Pendant deux jours, à l’occasion des Journées du Patrimoine les 19 et 20 septembre, une trentaine d’éleveurs de canards gras ont accueilli du public sur leur exploitation pour démystifier leur profession et rétablir quelques vérités.

L’opération était pleine d’incertitudes, d’abord sur la curiosité des Français. Allaient-ils faire le déplacement ? Ou bien fallait-il craindre les interventions de groupes de défense du bien-être animal aux méthodes parfois musclées. Le contexte covid-19 apportant lui aussi son grain de sel, avec une certaine frilosité des Français à sortir et des contraintes supplémentaires pour organiser les visites. Même la météo s’est montrée capricieuse en cette fin d’été.

Mais l’événement s’est finalement soldé par un beau succès. 1200 visiteurs ont répondu présents. Les trente exploitations volontaires, pour l’énorme majorité dans le Sud-Ouest, sont prêtes à signer pour l’année prochaine et devraient en convaincre d’autres.

« La fréquentation était très hétérogène d’un site à l’autre, précise Marie Laborde, responsable technique sanitaire et R&D au sein du Cifog, chargée du suivi opérationnel de l’initiative. L’implication des Chambres d’Agriculture et des Fédérations départementales des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) locales a beaucoup joué sur le relais de l’opération et sa visibilité auprès du grand public. »

 

C’est sur ce point, ainsi que sur la mobilisation des producteurs, que le Cifog souhaite apporter des améliorations pour l’édition 2021 afin de déplacer plus de Français dans les exploitations.

Sur le plan qualitatif, les agriculteurs ne regrettent pas non plus leur investissement. Les visiteurs ont pu lever tous les tabous en posant leurs questions concernant les conditions d’élevage et de gavage surtout. « Ils ont également pu observer que peu importe la dimension de la structure, la production est toujours très artisanale, avec des ateliers à taille humaine », explique Marie Laborde.

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