Leclerc Gouesnou (29) : le gros hyper « de proximité »

3 avril 2019 - F. Carluer-Lossouarn

  • Leclerc Gouesnou (29)

    • L’ex-hyper d’Edouard Leclerc

      Aux portes de Brest, le Leclerc de Gouesnou, ouvert par Edouard Leclerc, fêtera ses cinquante ans le 25 avril. Ex-n° 2 du réseau en chiffre d’affaires (169 M€ hors carburant en 2016), il a bénéficié d’une longue rénovation, sans agrandissement (10 500 m²).

    • Une façade lumineuse

      L’adhérent, Raphaël Barral, a souhaité une façade laissant entrer la lumière naturelle. Le résultat est effectivement réussi. On distingue à droite le nouveau parking de 1 500 places sur deux étages. Au rez-de-chaussée de l’hyper de 10 500 m², la galerie se limite aux concepts Leclerc : optique, parapharmacie, voyages, Manège à bijoux. Un centre auto et un magasin Jouet Leclerc sont à proximité du magasin.

    • Le 6 : un restaurant à 6 univers

      A l’étage, l’ancienne cafétéria a été avantageusement remplacée par un restaurant à six univers, baptisé Le 6 : burgers, comptoir italien, cuisine du monde, grill, bar à salades, crêperie. Ce restaurant assure entre 550 et 600 couverts le midi ! A gauche sur la photo, un bistrot en mezzanine.

    • Décoration soignée au resto Le 6

      Une vue de l’intérieur du resto Le 6. La décoration des salles est soignée, avec livres d’occasion à disposition pour une pause lecture.

    • Décloisonnement avec la galerie

      Bordant la nouvelle entrée vers l’alimentaire, le pôle boul-pât en vente servie, avec aussi, à gauche sur la photo, l’accès à un espace de petite restauration snacking. La volonté de l’adhérent : effacer les cloisonnements visuels entre la petite galerie et le magasin.

    • L’Espace culturel en magasin

      L’Espace culturel, spacieux (grosse collection de vinyls notamment), est situé à l’intérieur du magasin, à droite en entrant. « Je reste attaché au tout sous le même toit », explique l’adhérent, Raphaël Barral. On distingue au-dessus, en mezzanine, un local utilisé pour des animations, des ateliers avec l’esthéticienne de l’hyper, ou mis à la disposition d’associations pour des expositions, des dictées, des conférences ouvertes au public, etc. L’objectif : créer du lien avec la cité.

    • Pas de renoncement sur le non-al

      A droite de la large pénétrante, après l’électro, plutôt bien fourni, la zone textile. L’espace est matérialisé par ces grands abats-jour. Les rayons sont surmontés des écrans vidéos.

    • Un stand vrac au DPH

      Le rayon DPH est équipé d’un stand vrac liquides : shampooing, gel douche, savon. Des produits bio certifiés Ecocert.

    • Du choix en maquillage nu

      En bout de pénétrante, l’imposant rayon maquillage nu, renforcé par un stand de conseils donnés par une esthéticienne.

    • Une esthéticienne en magasin

      Une esthéticienne se tient à disposition des clients pour les conseiller ou les maquiller. Elle est présente le mardi de 10 h à 15 h 45, les mercredi, jeudi et samedi de 10 h à 18 h, et le vendredi de 10 h à 19 h.

    • Belle exposition des arts de la table

      Comme souvent chez Leclerc, des efforts sont faits sur la mise en scène des arts de la table.

    • Des allées transversales

      Les longues gondoles d’épicerie sont entrecoupées par des allées transversales (en plus de l’allée centrale), ce qui permet aux clients de circuler plus facilement dans le magasin.

    • Une belle cave sans vitres ni porte

      L’un des plus beaux rayons du magasin : la cave et ses rayonnages en bois clair. L’adhérent n’a pas voulu un espace à l’image trop élitiste. Ici, pas de corner fermé par des vitres, la cave est accessible sans entraves. Deux sommeliers sont présents tout au long de la semaine, leurs larges horaires de présence (avec un n° de téléphone) étant précisés en rayon.

    • Un chai à la mesure des plus fortunés

      Au fond du chai, une grande et élégante armoire renfermant les meilleurs bouteilles. Avec, pour les esthètes fortunés, des nectars rares en GMS : 1 080 € le Château Margaux 2010, 1 330 € le Château Cheval Blanc 2009, 3 485 € la bouteille 70 cl de whisky écossais Port Ellen 32 ans d’âge !

    • Vin à la tireuse

      Outre le chai, le rayon vins est rehaussé par une armoire réfrigérée et par un stand de vins à la tireuse Tank it up (société Réserve d’idées) : 2,99 €/l en rouge, blanc et rosé.

    • Un resto-bistro en magasin

      Accolé à la cave (à droite sur la photo) : un corner resto-apéro en surface de vente baptisé Le Bistrot. Au menu : planches de charcuterie, de fruits de mer et de fromages, pâtisseries maison, bières et vins, cafés et thés. Ouvert le midi et à partir de 17 h.

    • Le resto-bistrot : un comptoir léché

      Une vue du comptoir du bistrot jouxtant la cave. Il est équipé d’une belle trancheuse à l’italienne, rouge Ferrari.

    • Balisage impactant du bio

      Le bio est réparti dans chaque rayon (y compris au frais), et fort bien balisé en entrée d’allée.

    • Le paquet sur le bio

      S’il n’a pas opté pour le corner bio de l’enseigne, l’adhérent a mis le paquet sur le bio, omniprésent et bien signalé en bout de chaque rayon, mais aussi via l’imposant rayon vrac 100 % bio et la fontaine à huiles (3JD), elle aussi AB.

    • Le bio bien balisé aussi au frais

      Une vue du balisage bio en rayon, cette fois au frais LS (100 % armoires à portes).

    • Le bio bien signalé à la boucherie trad

      Une vue ici du balisage bio au rayon boucherie trad.

    • Enorme rayon vrac à 100 % en bio

      L’imposant rayon de trémies vrac, 125 références à 100 % en bio : bonbons, fruits et légumes secs, céréales, thés et cafés, etc.

    • Du vrac à la confiserie

      Outre les bonbons du stand vrac bio, l’hyper propose au rayon confiserie un stand de bonbons conventionnels en vrac « Les Petits favoris ». 32 références fournies par Trendy foods sont disponibles en libre-service, à 9,90 €/kg, dont des Haribo.

    • La boucherie trad doublée

      La surface de la boucherie trad a été doublée. Le rayon compte cinq bouchers (dont une bouchère) et deux apprentis. Il est doté de deux caves de maturation et d’une armoire verticale surgelée pour une offre de boeuf premium Dequeyrac (marque de Kermené, l’outil viande de Leclerc).

    • Une belle mise en scène à la boucherie

      Les postes de découpe des bouchers (à la jolie tenue noire, avec tablier rouge), bien en vue des clients derrière l’étal trad. En arrière plan, les carcasses exposées en vitrine.

    • Deux caves de maturation

      La boucherie coupe est équipée de deux caves de maturation : salers, parthenaise, charolaise, angus.

    • De la viande maturée surgelée à la boucherie

      Etonnant à la boucherie : une armoire verticale surgelée contenant des piécés et des élaborés (steaks hachés, tartare et carpaccio) de viande de bœuf signée Dequeyrac, une gamme de Kermené, l’abattoir de Leclerc. Il s’agit d’une offre premium origine France, maturée 4 semaines, figée en abattoir pendant quelques minutes à - 120 °C.

    • Les Alliances locales signalées à la boucherie coupe

      Les Aliances locales Leclerc sont signalées aussi sur l’étal boucherie trad avec ces pique-prix. Ici sur de l’agneau.

    • La rôtisserie-pizzas-pâtes fraîches maison

      Le stand rôtisserie. Son offre est en fait beaucoup plus large puisqu’elle comprend des fabrications maison : pizzas, calzones, bruschettas, foccacias mais aussi pâtes fraîches. Le tout préparé et garni devant les clients.

    • Un bel étal marée en arc de cercle

      La poissonnerie, formant un arc de cercle, avec, devant l’étal, des îlots pour des coquillages et crustacés : araignée, huîtres, coquilles St-Jacques, etc. Des poissons sont fumés sur place.

    • Elégance et sobriété

      Un élément de décoration de la poissonnerie, tout en élégance et sobriété. L’étal marée aligne oursins, ormeaux, poissons bio, etc. C’est un champion des volumes en crabes (65 t/an d’araignée) et en huîtres (400 kg écoulés le jour de notre passage sur une animation du producteur Cadoret).

    • Des animations-dégustations percutantes

      Dans toute la zone marché, des animations-dégustations avec producteurs locaux ou régionaux sont régulièrement proposées. Ici, pour les huîtres Cadoret : 400 kg d’huîtres écoulées le jour de notre passage !

    • 800 000 € de CA au stand sushis

      L’inévitable stand sushis, ici concédé à Sushi Market. Il réalise 800 000 € de chiffre d’affaires à l’année.

    • Un stand traiteur asiatique

      L’îlot charcuterie-traiteur coupe est doté d’un stand traiteur asiatique, exploité par Asieland (en photo). Avec un joli choix de salades, viandes cuisinées, nouilles chinoises, crevettes impériales, riz thaï, nems, etc. Des produits fabriqués sur place.

    • Dégustations au stand asiatique

      Des dégustations sont proposées au stand traiteur asiatique. Attractif.

    • Des stands sobres mais réussis

      Une autre vue de l’îlot charcuterie-traiteur coupe, sobre mais séduisant. Là aussi, les fabrications sur place et les Alliances locales Leclerc sont mises en avant par des pique-prix sur les produits en vitrine.

    • Un bar à olives

      A la jonction entre le stand charcuterie-traiteur coupe et les fruits et les légumes : un imposant bar à olives, citrons et tomates confits, tapenades, etc.

    • Une bonne visibilité sur la zone marché

      Comme pour la charcuterie-traiteur coupe, le stand fromage est disposé en îlot au centre de la zone trad, entouré de gondoles LS à mi-hauteur, offrant ainsi une excellente visibilité sur la zone marché. Le côté opposé du stand fromage coupe est dédié à une large offre en frais-emballé, présentée dans de petites panières blanches.

    • Bio : du choix aux fruits et légumes

      Aux fruits et légumes, l’offre en bio est conséquente, avec deux étals dont un pour les produits vendus en vrac.

    • Des fruits et légumes en vertical

      Une partie des fruits et légumes sont présentés à la verticale dans un meuble réfrigéré à panières en demi-cercle.

    • Un stand fraîche découpe développé

      Le stand fraîche découpe, au large choix, dont du bio. Face au rayon : trois machines à jus, l’un d’entre elle étant dédiée au bio.

    • Bar à épices et à soupes

      Un côté du stand de fraîche découpe est occupé par un assortiment de sachets d’épices, préemballés en magasin. A droite sur la photo, un bar à soupes chaudes : aux légumes, aux courgettes à l’ail, etc. (1,95 €/l). Des gobelets de soupe prêts à emporter sont aussi à disposition.

    • Une partie des F&lg concédés

      Une partie de l’offre en fruits et légumes est concédée au grossiste finistérien Le Saint pour une sélection plus qualitative : ananas pain de sucre (5,99 €/kg), citron feuille de Nice (9,99 €/kg), produits extra ou de beau calibre. Une employée de Le Saint est présente en permanence.

    • Une signalétique astucieuse aux surgelés

      La signalétique des catégories aux surgelés est claire et astucieuse. Sur chaque panonceau est indiquée la catégorie de produits et, à droite, le nom de la catégorie située de l’autre côté du bac. Pratique pour avoir une bonne vision de l’ensemble des surgelés.

    • Circuit court en snacking

      A droite de l’entrée alimentaire : trois gondoles basses pour l’offre snacking, près des caisses. De quoi faciliter un circuit court le midi.

    • Des glaces faites maison

      En bordure de pénétrante près de l’allée alimentaire, la vitrine dédiée aux glaces et pâtisseries surgelées faites maison, signées « Un jour sans pluie », la marque de fabrications sur place de l’hyper : 3,50 € le pot 480 ml de sorbet, 6,50 €/l le pot 1 l de glace au chocolat ou à la vanille, 9 €/l la glace à la pistache, etc.

    • Un îlot chocolaterie maison

      Toutes les fabrications maison sont signées de la marque « Un jour sans pluie », clin d’œil à la météo brestoise. Ici, le joli îlot chocolaterie où coule une fontaine à chocolat. Le magasin emploie trois chocolatiers et deux apprentis qui produisent aussi les glaces maison.

    • Pâtisseries faites maison

      Une quarantaine de références de pâtisseries fabriquées sur place sont proposées au stand pâtisserie en vente servie situé tout près de l’entrée alimentaire.

    • Boulangerie en vente servie

      Une vue du rayon boul-pât en vente servie. Ici, le pain fait maison en tout farine, dont des baguettes à différents stades de cuisson : peu cuite, bien cuite. Le rayon propose aussi des petits pains aux lardons ou au chorizo, des italiens ail et fines herbes, chèvre-tomates ou tomates-olives, etc.

    • Les Alliances locales mises en valeur

      Les petits producteurs (Aliances locales Leclerc) sont bien mis en avant dans le magasin, directement en rayon et, ici, en TG face aux caisses. L’hyper travaille avec plus de 45 petits producteurs locaux.

    • L’adhérent : Raphaël Barral

      Raphaël Barral, 50 ans, a repris le Leclerc de Gouesnou en juillet 2014. Auparavant et depuis 2006, il était adhérent à St-Nicolas-de-Redon (44) près de Redon, son premier magasin. Brest est un retour aux sources. « J’ai débuté comme chef de rayon crémerie au Leclerc de Gouesnou », explique-t-il, sourire aux lèvres. Raphaël Barral est également président de Kermené, l’outil d’abattage et de découpe-transformation de viandes de Leclerc. Il porte par ailleurs un projet de création d’un petit Leclerc de 2 125 m² à Guignen au sud-ouest de Rennes.

Gouesnou n’est pas un Leclerc comme les autres. Pour au moins deux raisons. Longtemps propriété de la famille, le magasin brestois a été ouvert par Edouard Leclerc en 1969, son premier hyper. Il y a quelques années encore, bien que défraîchi, il figurait aussi à la seconde place du réseau en chiffre d’affaires : 169 M€ hors carburant en 2016, sur 10 500 m².

Enfin achevée, sa rénovation était donc attendue. Surtout par le principal intéressé : l’adhérent, Raphaël Barral. Et pour cause, le chantier a pris nettement plus de temps que prévu : 26 mois au lieu de 14 ! Bien qu’il n’ait pas fermé, le CA en a pâti. « Nous avons limité la casse grâce à la force historique de la relation avec nos clients, explique Raphaël Barral. Notre objectif est de renouer dans quelques mois avec notre niveau de chiffre d’affaires d’avant les travaux. »

Outre ses prix bas (indice 92,4, 89,6 sur les majeures), l’adhérent dispose de sérieux atouts pour y parvenir. Malgré sa taille (pas d’agrandissement), le magasin est facile et rapide d’accès. Désormais relié à une ligne de tramway, il dispose d’un parking couvert à deux étages, porté à 1 500 places.

 

Pour aller plus loin

A lire dans le numéro d'avril de Linéaires :

- Notre reportage complet sur le Leclerc de Gouesnou.

- Les chiffres clés de l'hyper de Raphaël Barral.

 

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