Leclerc Albi (81)

4 décembre 2009 - Florent Vacheret

  • Leclerc Albi

    • Outre l’hyper sur 5 700 m2, Leclerc compte aussi un Espace Culturel (800 m2), une boutique Voyages, un Manège à Bijoux et une Parapharmacie, tous situés en galerie. Plus un centre Auto et un Express Drive sur le parking. Le tout a représenté un investissement de 28 M€.

    • La nouvelle boucherie coupe privilégie l’approvisionnement en animaux de la région et le fait valoir clairement. On remarquera également, en arrière plan, les carcasses en vitrine. Elles sont évidemment dans une ambiance maîtrisée (température et hygrométrie) et à l’abri des UV.

    • L’hyper vend sa brioche maison à la coupe de même que ses pâtisseries individuelles. On remarque, au fond, le présentoir des cafés torréfiés sur place. « La qualité est au rendez-vous mais autour de 15 €/kg, les ventes de café ont du mal à décoller, nous allons revoir les tarifs », indique Jean-Pierre Mader.

    • Couplé à la rôtisserie, le stand pizza démarre sur les chapeaux de roue : 200 unités vendues le samedi. La fabrication des pizzas sur place permet au passage de rentabiliser la présence de personnel sur toute la plage horaire, le stand rôtisserie étant distinct de la charcuterie coupe.

    • En anticipation d’un fort développement du drive à terme, les rayons PGC ont été dimensionnés de façon modeste et ses allées restent étroites (1,90 m à 2 m).

    • Située dans un renfoncement de la surface de vente, la cave sous alcôve rassemble la totalité de l’offre en vins. Du bag in box gros format aux crus les plus élitistes, à l’instar de ces Romanée Conti à 6 500 euros le flacon !

    • Un mois après l’ouverture du magasin, son Express Drive se classe 17e (sur 35) de l’enseigne. Avec 3 500 références en surgelés, frais et sec, Express Drive assure en moyenne 120 commandes/jour en semaine et 250 commandes/jour le samedi. Le panier moyen se situe autour de 80 euros.

    • « Cette fois, nous avons un outil pour fidéliser, qui limitera l’évasion commerciale vers Toulouse. »

    • Le magasin loue son toit à GDF-Suez qui y a implanté 10 000 m2 de panneaux photovoltaïques. Ponctuellement, ces panneaux sont visibles du public : ils débordent sur la façade et peuvent être aperçus depuis l’immense verrière qui baigne la galerie de l’hyper.

    • L’agrandissement a été l’occasion de donner la part belle aux spécialités sur les produits frais. Illustration avec les saucisses perche une des spécialités incontournables du Sud-Ouest.

    • Mobilier et carrelage tout en noir, éclairage direct sur les produits : la marchandise est bien mise en valeur sur le textile, même si le parti pris est original.

    • L’étal marée est l’un des rayons qui connaît la plus forte croissance de CA depuis l’ouverture. Il faut dire que la barre est placée haut. L’offre est digne d’un très grand hyper.

C’est ce qu’on appelle un démarrage en fanfare. Un mois pile après l’ouverture de son nouveau centre Leclerc, l’adhérent local, Jean-Pierre Mader, peut se frotter les mains. Le chiffre d’affaires de son hyper a plus que doublé en octobre ! Après transfert-agrandissement, l’hyper a, il est vrai, presque doublé de taille également (de 3 500 à 5 700 m2 plus 800 m2 de Espace Culturel). Pour concevoir leur nouveau magasin, l’adhérent albigeois et son directeur, Hubert Audrain, ont visité une cinquantaine de points de vente. L’idée était de proposer un hyper dans lequel « le client se sente bien », en jouant sur des ambiances différenciées. Sur chaque rayon, l’éclairage, le mobilier, voire la couleur du sol ont été pensés. Il en va ainsi, par exemple, pour le textile tout en noir, du carrelage jusqu'au mobilier. Idem pour les fruits et légumes, tout de noir vêtus également. Osé, le pari est esthétiquement réussi.

La zone marché s’inspire de l’ambiance des halles d’Albi. Et comme aux halles, la bergerie accueillant le fromage et la charcuterie a été surélevée de l’équivalent d’une marche pour placer la marchandise au plus près des yeux.

Entouré d’enseignes spécialistes du non-al, le nouvel hyper affiche ainsi clairement sa vocation alimentaire. Le frais, LS et trad, s’octroie près de 40 % de la surface de vente globale ! En gagnant en taille, Leclerc s’est aussi professionnalisé sur les métiers de bouche. « On a mis le paquet sur les produits frais, la plupart des embauches (70 personnes en tout) concernent ces rayons », confirme Jean-Pierre Mader.

L’offre et la taille de tous les rayons frais ont été dopées. Y compris la marée, de très bon niveau. « Nous sommes en train de récupérer toute la bonne clientèle albigeoise qui ne venait pas beaucoup chez nous », confirme le directeur, Hubert Audrain. La boul-pât ne travaille plus en cru surgelé, le pain est entièrement fabriqué sur place, comme c’était déjà le cas de la pâtisserie. Fier de la qualité de sa production, le magasin s’est fendu d’un stand à service sur ce rayon, proposant à la fois de la brioche maison (« nous avons pris l’idée chez un Leclerc de Vendée ») et des pâtisseries individuelles. Une boucherie coupe a été créée, qui travaille exclusivement des animaux élevés dans la région. La mise en scène de la marchandise est soignée. Enfin, un stand pizza maison est proposé au sein du pôle rôtisserie-traiteur, distinct de la charcuterie coupe. La nouveauté plait énormément aux albigeois : plus de 200 pizzas sont vendues chaque samedi.

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