Carrefour Montélimar

7 décembre 2006 - Florent Vacheret

  • Carrefour Montélimar

    • Une initiative locale originale. Thierry Deparis a installé dans son mail cinq bornes Internet dédiées au nouveau site de commerce en ligne de Carrefour, Boostore. L’idée est de permettre aux clients de commander notamment l’électroménager sur lequel le magasin fait l’impasse en raison de sa taille.

    • Les têtes de gondole côté caisses ont été habillées de façon élégante aux couleurs locales. Elles accueillent en permanent un assortiment de produits provençaux, alimentaires ou non. Sans oublier l’incontournable nougat !

    • Sur certains rayons où les unités de vente sont encombrantes mais le gerbage possible (céréales, panification), le premier niveau est directement posé au sol. Cela permet soit de gagner en stockage, soit d’abaisser la dernière étagère pour davantage de confort.

    • Outre les « cravates » accrochées directement sur les montants des meubles, le cross-merchandising est systématique sur les têtes de gondole de PGC avec des présentoirs spécifiquement développés.

    • Héritage de l’époque où le magasin appartenait à Intermarché, la boucherie trad – rare dans les petits Carrefour – a été conservée et même agrandie. Elle réalise 25 à 30 % du chiffre d’affaires global du rayon.

    • Le magasin a été agrandi sur trois côtés. Carrelage mis à part, quasiment tout a été changé y compris les labos et les bureaux. Une performance réalisée en trois mois et demi, sans fermeture, quand le calendrier initial prévoyait sept mois de travaux.

Comment faire un « vrai » Carrefour sur 4 800 m2 seulement ? Avec une superficie presque moitié inférieure à la moyenne de l’enseigne l’équation n’est pas simple à résoudre. Mais Carrefour n’a pas boudé son plaisir quand l’opportunité s’est offerte d’accrocher son panonceau pour la première fois à Montélimar. Inauguré le 23 septembre, ce magasin est en fait un transfuge interne, en provenance de Champion. Ce dernier avait pu bénéficier d’une CDEC de 1 200 m2. Et décision fut prise d’en faire profiter l’enseigne d’hyper du groupe.
« Nous avons voulu créer le magasin de référence sur la ville s’agissant de l’alimentaire, auquel nous avons consacré 70 % de la surface de vente», explique Thierry Deparis, le directeur. Résultat, l’assortiment alimentaire est comparable à celui d’un 9 000 m2 ! « Champion proposait de l’ordre de 10 000 références, nous arrivons aujourd’hui à un total de 16 600, dont 600 en produits locaux », détaille le directeur. Le magasin a bénéficié des dernières recherches de Carrefour visant à densifier l’offre en rayon. Une méthode dite de « compactage » dans le jargon interne. Elle consiste notamment à placer le premier niveau d’étagère directement au sol sur certaines familles de produits pour lesquelles ce dispositif est pertinent (cf. photos pages suivantes). Autre astuce : la multiplication des initiatives de cross-merchandising. Celles-ci prennent essentiellement deux formes : des « cravates » accrochées directement sur les gondoles et des « joues » de TG, systématiques sur les PGC. Enfin, la généralisation du PAV (prêt à vendre) permet parfois une optimisation du stock rayon (la palette de Nutella 750 g est mise directement en vente, par exemple).
Côté non-al, Carrefour a dû faire des choix drastiques. Il faut dire que sa zone primaire ne compte pas moins de trois magasins de bricolage, trois enseignes de sport, plusieurs jardineries et qu’il partage son parking avec un Darty ! Les rayons concernés par cette concurrence ont donc été logiquement sacrifiés. Plus exactement, Carrefour se concentre là uniquement sur les consommables (pas de micro-ordinateurs mais un grand rayon cartouches d’encre, etc.). Pour pouvoir proposer un maximum d’opérations de l’enseigne, un tiers du linéaire non-al (100 éléments sur 300 en tout) a été consacré au saisonnier. « Pour autant, je ne peux pas suivre tous les catalogues, j’édite mes propres prospectus », explique Thierry Deparis. Ces arbitrages pro-alimentaire semblent être confortés par les chiffres : l’hyper est passé de 2 000 à 3 500 débits par jour en moyenne depuis le changement d’enseigne.

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