Les spécialistes du bio se payent les GMS (et pas qu’un peu)

13 novembre 2019 - Amaury Beautru

Biocoop, Naturalia, La Vie Claire et consorts s’attaquent d’une même voix aux distributeurs généralistes. Ils vantent leur éthique en ciblant violemment les GMS.

Un costume dans un verger. Un SUV avec chauffeur qui traverse un champ. Des techniciens en combinaison blanche qui projettent des pesticides. Le Synadis bio pousse loin la caricature pour vanter « l’éthique » des enseignes spécialistes du bio et dénoncer l’hypocrisie supposée des distributeurs classiques : « Ceux qui font du bio, mais dont la spécialité reste de faire de l’argent ».

Emploi de pesticides, serres chauffées, importations et relations avec les producteurs sont autant de combats repris dans ce film, comme dans le manifeste qui accompagne l’initiative pour rappeler que « Pour certains, le bio c’est juste une étiquette. Pour nous, c’est une éthique. ».

Le cri de colère du syndicat fédérant 1500 magasins (notamment Biocoop, Biomonde, Naturalia, La Vie Claire, L’eau Vive, Naturéo, etc.) soit un tiers de la distribution bio française, est diffusé depuis ce jour sur internet et le restera encore pendant trois semaines au cinéma.

Reste à savoir, au passage, comment l’implication dans cette démarche de Naturalia, filiale de Casino, sera accueillie par les autres enseignes du groupe.

Quant à la réaction des autres distributeurs classiques, elle ne s'est pas faite attendre (lire Leclerc et Carrefour répondent à la campagne dénigrante du Synadis bio).

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