Le Pen, une opposition constante à la distribution

Marine Le Pen (clip de campagne)

Linéaires fait le point sur les approches, très différentes, des deux candidats à l'élection présidentielle. Marine Le Pen, d'abord, s'oppose avec constance à la grande distribution, qu'elle résume à ses pratiques abusives. Demain, à suivre, la vision d'Emmanuel Macron.

Marine Le Pen promet, si elle est élue, de relancer le pouvoir d'achat par une baisse de la fiscalité, en particulier de l'impôt sur le revenu (la diminution équivaudrait à deux mois d'impôt). En même temps, une nouvelle taxe de 3% sur les importations ferait son apparition.

Marine Le Pen veut rendre obligatoire l'étiquetage de l'origine des denrées, tout en interdisant "l’importation et la vente de produits provenant de l’étranger qui ne respectent pas les normes imposées aux producteurs français".

Son programme prévoit également un gel des autorisations accordées "aux grandes surfaces et aux entrepôts de vente par correspondance", dans l’attente "d’un audit global des surfaces de vente de la grande distribution".

"Le couteau sous la gorge"

"Il va quand même falloir s'attaquer à la grande distribution, a-t-elle lancé le 28 avril sur l'antenne de France Bleu Azur. Parce que ce sont les grandes surfaces et leur développement anarchique, avec la complicité des élus, qui ont entraîné une concurrence insoutenable pour les petits commerces, obligés les uns après les autres soit de fermer soit de venir s'installer dans les locaux des grandes surfaces."

Le 25 avril, interrogée sur TF1 par un éleveur laitier, Marine Le Pen a accusé "des industriels et des distributeurs" de ne pas "jouer le jeu" avec les agriculteurs. "Ils leur mettent le couteau sous la gorge, ils ont recours à du lait importé de pays frontaliers à des prix bas de gamme, a enchaîné la candidate. Je veux que face à une situation où il y a manifestement une partie qui abuse de sa position et met en péril des milliers de producteurs, l’État intervienne pour imposer une négociation tripartite entre producteurs, transformateurs et distributeurs."

Interdiction des supermarchés dans les petites villes

Ces dernières années, le Front National s'est régulièrement fendu de communiqués sans nuance envers la grande distribution. Les enseignes alimentaires y sont présentées comme "promptes à toujours plus accroître leurs profits en dehors des règles du droit". Leurs alliances "diaboliques" aux achats feraient peser "un danger majeur pour le pouvoir d’achat des ménages français".

Aux élections présidentielles de 2012, déjà, Marine Le Pen projetait "d'encadrer les marges de la grande distribution par la loi". Elle prévoyait également, pour relancer le petit commerce, l'interdiction pure et simple des supermarchés dans les villes de moins de 30.000 habitants…

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