Intermarché renouvelle son soutien à Bel et ses producteurs de lait

18 novembre 2019 - Agathe Lejeune

Les négociations ont à peine démarré qu’Intermarché et Bel signent un accord bilatéral. Pour la deuxième année consécutive, le distributeur et l’industriel renouvellent leur engagement en faveur d’une filière lait responsable et rémunératrice pour les éleveurs de l’APBO.

 

Thierry Cotillard (président d'Intermarché et Netto), Antoine Fievet (président de Bel), Béatrice de Noray (directrice générale de Bel France), Gilles Pousse (président de l'APBO) et Frédéric Dorilleau (éleveur).

Les négociations ont à peine démarré qu’Intermarché et Bel signent un accord bilatéral. Pour la deuxième année consécutive, le distributeur et l’industriel renouvellent leur engagement en faveur d’une filière lait responsable et rémunératrice pour les éleveurs de l’APBO.

D’un côté, Bel s’engage auprès des 800 éleveurs de l’APBO (Association des producteurs de Bel Ouest) pour une rémunération minimum de 371 euros les 1000 litres, primes pour le pâturage et le sans OGM incluses. Un prix qui s’ajuste ensuite en fonction de la qualité réelle du lait (matières grasses et protéiques). Selon les estimations de Bel arrêtées à septembre 2019, les éleveurs ont été effectivement rémunérés 395€ les 1000 litres sur un an, soit 11% de plus que le prix moyen du lait conventionnel français. « Ce prix payé concerne 400 millions de litres de lait, soit la totalité du lait collecté en France et transformé par les fromageries Bel », rappelle Gilles Pousse, le président de l’APBO.

De l’autre, Intermarché annonce des hausses de tarif à venir : « La loi Alimentation, c’est l’aide du monde agricole. Nous assumons le fait d’acheter les produits laitiers plus cher parce qu’il y a les agriculteurs en amont, assure Thierry Cotillard, le président d’Intermarché et Netto. Mais nous avons par ailleurs des objectifs de déflation concernant les grosses multinationales qui doivent, à un moment donné, équilibrer nos comptes. »

Le distributeur reste discret sur la hausse accordée à Bel, mais affirme qu’il y a un avant et un après la loi Alimentation : « Entamer les négociations en s’engageant à acheter plus cher est la preuve d’un changement de culture fondamental. En signant très tôt cet accord, nous espérons donner un signe au marché. Nous ne changerons les choses qu’à la condition que l’ensemble de la profession trouve une certaine maturité sur le sujet. »

Par ailleurs, l’industriel et le distributeur vont plus loin cette année en soutenant la conversion au bio des éleveurs de l’APBO. Pour ce faire, du 31 mars au 12 avril 2020, 100 % des ventes des produits à marque Les Fromages de Margot vendus chez Intermarché seront reversés aux éleveurs en conversion. « Nous travaillons à un plan de communication et d’activation spécifique afin que cette somme soit la plus importante possible », promet Béatrice de Noray, directrice générale de Bel France.

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