Cinq chiffres à retenir sur le second confinement

9 décembre 2020 - Yves DENJEAN

Les ventes des PGC-FLS ont connu de belles progressions lors du second confinement. Cette période exceptionnelle n’est toutefois pas comparable au premier épisode qui s’est déroulé au printemps. La preuve à travers cinq indicateurs d’après Nielsen.

Lors du second confinement, les ventes de PGC-FLS ont enregistré de belles croissances hebdomadaires, de l’ordre de + 5 % à + 6 %. Ces performances sont toutefois sans communes mesures avec celles du confinement du printemps. Ce nouvel épisode a été différent à bien des égards. Le détail à travers cinq indicateurs commentés par Daniel Ducrocq, directeur du service distribution de Nielsen.

  • 50 % de ruptures en moins qu'au premier confinement

La situation dans les points de vente n’a jamais été réellement critique fin octobre et début novembre. Le nombre de ruptures sèches a chuté de 50 % par rapport au premier épisode de la crise. « Elles ont été moins intenses que lors du premier confinement, indique Daniel Ducrocq. Fin octobre, le taux de disponibilité a légèrement diminué sur les cinq premiers jours, mais il est très vite revenu à la normale. »

  • + 8 % seulement pour les MDD

Contrairement au premier confinement, les MDD ont enregistré sur la période du 26 octobre au 29 novembre 2020 une croissance de « seulement » + 8 % versus + 13 % sur la première séquence en début d’année. « Les MDD sont en un peu moins dynamiques en raison des meilleures performances des marques nationales moins pénalisées par les ruptures et plus actives en promo », souligne Daniel Ducrocq.

  • + 8 % pour les SDMP dans le match

Les supermarchés à dominante marques propres ont bien mieux traversé la seconde crise. Les ventes de PGC-FLS y ont progressé de + 8 %, soit un tempo deux fois plus rapide qu’au premier confinement. « À ce moment-là, ces enseignes avaient été pénalisées par leur assortiment plus court et le manque d’alternatives aux ruptures, analyse l’expert de Nielsen. À court terme, leur dynamique est bien meilleure avec des croissances à deux chiffres pour des acteurs comme Lidl et Aldi. »

  • 8,6 % de part de marché pour le e-commerce

Grand vainqueur de la crise sanitaire, le e-commerce l’alimentaire garde un rythme soutenu. Sans atteindre le pic de 10 %, le circuit pèse 8,6 % des ventes de PGC-FLS sur le mois de novembre. C’est un point de moins que sur les trois périodes cumulées du premier confinement. « Le e-commerce enregistre une hausse en valeur de + 52 % contre + 74 % sur la séquence de mars à mai 2020 », indique Daniel Ducrocq. Une très belle dynamique qui devrait permettre au circuit d’atteindre une part de marché annuelle de 7,8 %. « Le e-commerce dans son ensemble a pris entre 4 et 5 ans d’avance. Il pesait 5,7 % en 2019 », poursuit Daniel Ducrocq.

  • + 12 % sur le bio

En raison certainement d’une moins bonne dynamique des MDD, les produits bio n’ont pas « autant profité » du second confinement. Leur progression est de + 12 %, soit 10 points inférieurs à celles de la première séquence. « L’écart avec le conventionnel s’est largement resserré », explique Daniel Ducrocq.

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