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La Guerre des prix : plongée tendue au cœur des négociations commerciales

Dans son nouveau long métrage appelé La guerre des prix, Anthony Déchaux a choisi de s'intéresser à la grande distribution par le prisme des négociations en centrale d'achat. Linéaires a assisté à une avant-première avant la sortie nationale, prévue le 18 mars. Promis, on ne spoile pas. 
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  • Auteur : Ludivine Canard

À quelques jours de la clôture des négociations commerciales annuelles et en plein Salon de l'agriculture, le calendrier ne pouvait être plus opportun. Avec La Guerre des prix, le réalisateur Anthony Déchaux s'attaque à un sujet rarement traité au cinéma : les coulisses des centrales d'achats et la mécanique des discussions tarifaires entre industriels et distributeurs. Linéaires s'est immiscé à l'avant-première. 

Le synopsis est alléchant. Le scénario suit Audrey (Ana Girardot), cheffe de rayon dans un hypermarché de province, propulsée à Paris au sein de la centrale d'achat de son enseigne. Sa mission : développer l'offre de yaourts bio et défendre une filière locale fragilisée, en pleine période de négociations commerciales. 

La dure réalité des boxs de négociation  

Fille d'agriculteurs, Audrey découvre la brutalité des box, cette salle fermée où se jouent, en quelques heures, des mois de rapports de force. Face à elle, des acheteurs aguerris, rompus aux techniques de pression, aux demandes de remises additionnelles et aux arbitrages budgétaires serrés. Elle va être tiraillée entre ses engagements liés à son héritage familial et la réalité du monde de la négociation. 

Le film assume certains traits appuyés avec un négociateur joué par Olivier Gourmet surnommé "Le Baron",  figure caricaturale d'une volonté des distributeurs de faire [...]