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Le nouveau plan gouvernemental pour une alimentation saine et durable

Le gouvernement a dévoilé sa " Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat ". Avec cet objectif ambitieux d'ici 2030 : " permettre à tous les Français d'accéder à une alimentation plus saine, plus durable et plus locale ". Le point sur les principales mesures annoncées.
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  • Modifié :
  • Auteur : F. Carluer-Lossouarn
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Ce 11 février, le gouvernement a rendu publique la " Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) ". L'exécutif fixe un objectif ambitieux à horizon 2030 : " permettre à tous les Français d'accéder à une alimentation plus saine, plus durable et plus locale, tout en renforçant la souveraineté agricole et alimentaire du pays ".

La SNANC s'articule autour de 14 actions phares. Parmi celles-ci, on relève notamment ces mesures : " imposer dans la loi la transparence des pourcentages d'achats de produits " durables et de qualité ", " améliorer la durabilité et la composition nutritionnelle de l'offre alimentaire à travers des seuils maximaux en sel, sucres, gras, et minimaux en fibres ", " réduire l'exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés, sur les différents médias ", " renforcer l'application du cadre législatif de lutte contre le gaspillage alimentaire " (voir le détail des mesures ci-dessous).

Relier alimentation, santé et climat

Issue des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, la SNANC est un prolongement de la loi Climat et Résilience de 2021. " Cette stratégie nationale marque donc une nouvelle étape dans la transition vers un modèle alimentaire plus juste, plus sain et plus durable dès 2025, en rassemblant pour la première fois les politiques de nutrition, d'alimentation et de climat au sein d'un cadre unique, cohérent et ambitieux. Elle prolonge les repères nutritionnels familiers, tel le “cinq fruits et légumes par jour”, et les adapte aux enjeux de santé et de climat ", argumente le gouvernement.

Photo : Linéaires - Enjoy Prod

Photo : Linéaires - Enjoy Prod

Ce plan cadre entend associer l'ensemble des acteurs concernés par l'alimentation - institutions, collectivités, filières agricoles, entreprises, associations et citoyens - et s'articule avec les autres plans nationaux liés à l'alimentation et à la nutrition. " Elle repose aussi sur des actions destinées à renforcer la politique publique de l'alimentation en améliorant l'environnement alimentaire des Français. En particulier, elle reprend l'engagement du Premier ministre : la restauration collective relevant de l'Etat, de ses établissements et des entreprises publiques privilégiera les circuits courts et écartera fermement l'achat de denrées alimentaires non européennes ", souligne encore le gouvernement, en écho aux manifestations des éleveurs contre l'accord de libre-échange sur le Mercosur.

" La SNANC marque une nouvelle étape dans la transition vers une alimentation saine et durable pour tous, a déclaré Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire. Elle présente des objectifs clairs à horizon 2030 et des actions concrètes pour les atteindre. Il s'agit d'une étape importante pour renforcer notre souveraineté alimentaire en agissant sur le comportement des consommateurs, notamment pour promouvoir des débouchés à la production agricole durable et de qualité issue de nos territoires. "

Les principales mesures annoncées dans la SNANC :

La SNANC s'articule autour de 14 actions à mettre en place. Voici les principales mesures annoncées touchant particulièrement les distributeurs, les fabricants et la RHD :

  • Communiquer et sensibiliser sur une alimentation " saine et durable ".
  • Imposer dans la loi la transparence des pourcentages d'achats de produits " durables et de qualité " dans les achats annuels des distributeurs et de la restauration commerciale.
  • Améliorer la durabilité et la composition nutritionnelle de l'offre alimentaire à travers des seuils maximaux en sel, sucres, gras, et minimaux en fibres pour les aliments les plus contributeurs, sur la base d'accords collectifs révisés.
  • Encadrer réglementairement pour la première fois la qualité nutritionnelle des repas servis dans les établissements de la petite enfance et les EHPAD, en cohérence avec les nouvelles recommandations nutritionnelles.
  • Poursuivre l'accompagnement de la restauration collective vers les objectifs existants, notamment l'atteinte des 50% de produits durables et de qualité dont 20% de bio.
  • Réduire l'exposition des enfants et des adolescents aux publicités et parrainages pour des produits trop gras, sucrés, salés, sur les différents médias (traditionnels et numériques). En cas d'insuffisance des dispositions volontaires, une mesure réglementaire d'encadrement du marketing alimentaire dans les médias sera envisagée.
  • Renforcer l'application du cadre législatif de lutte contre le gaspillage alimentaire en déployant des contrôles coordonnés auprès de l'ensemble des opérateurs concernés.
  • Expérimenter les modalités de l'extension de l'usage volontaire du Nutri-Score aux denrées non pré-emballées et à la restauration hors foyer pour des choix éclairés favorables à la santé.
  • Après une phase concertée de développement, déployer l'affichage environnemental volontaire encadré pour les produits alimentaires mis sur le marché.
  • Objectiver les critères environnementaux des cahiers des charges et labels privés, ainsi que les pratiques et impacts qui en découlent, en vue de leur futur encadrement dans le cadre de la directive européenne sur les allégations environnementales.

A télécharger ici, l'intégralité du texte de la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat :

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