Aller au contenu principal

Travail de nuit : Monoprix condamné à payer 500.000 euros

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : B. Merlaud
monoprix
Monoprix vient d'être condamné à verser 500.000 euros à la CGT pour des retards dans l'application d'une décision de justice sur le travail de nuit. Le syndicat réclamait près de dix millions d'euros.

La peine a été prononcée vendredi 6 juin par le tribunal de grande instance de Nanterre.

En avril 2013, Monoprix avait été sommé par la cour d'appel de Versailles de fermer ses magasins à partir de 21 heures, faute d'accord valide sur le travail de nuit.

La CGT, syndicat majoritaire dans l'enseigne, refuse en effet depuis 2006 de joindre sa signature à celle des autres syndicats sur le travail de nuit.

Faute d'avoir convaincu la CGT à l'issue de la date butoir laissée à de nouvelles négociations, Monoprix était en infraction depuis septembre dernier, en maintenant les ouvertures après 21 heures.

Le distributeur avait toutefois fini par renoncer au travail de nuit depuis le 14 avril (sauf dans quelques magasins, où la CGT n'est pas majoritaire et où des accords locaux ont pu être signés).

La peine prononcée ne correspond pas au montant des astreintes prévu par jour de retard dans la décision de la cour de Versailles, mais la CGT, dans un communiqué de presse, estime que "le plus important est que l’infraction ait enfin été reconnue et sanctionnée" .

Mots-Clés