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Signature d’un accord sur le prix de la viande

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : J. B.

Sous l’égide du ministère de l’Agriculture, producteurs de porc, volaille et bovin, industriels et distributeurs se sont mis d'accord, ce mardi, sur un dispositif dont l'objectif est de répercuter l'envolée des cours des matières premières agricoles sur les prix de la viande.

Signé sur une base « volontaire », ce texte prévoit la réouverture de négociations commerciales lorsque les prix de l'alimentation animale dépassent une certaine cote d'alerte, à la hausse comme à la baisse, précise l’AFP.

Ce qui signifie concrètement que cet accord, porté par la FNSEA et le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, ne présente pas de caractère contraignant pour les différents acteurs de la filière.

Parmi les principaux signataires, figurent la FCD (distribution), les fédérations spécialisées dans les productions de porc, bovin et volaille dépendantes de la FNSEA, ainsi que la plupart des industriels du secteur, à l'exception notable de la Fédération française des industriels, charcutiers, traiteurs (Fict).

Cette dernière, citée par l’AFP, explique son refus de parapher cet accord par sa difficulté à faire passer des hausses de tarifs chez les distributeurs.

Deux syndicats agricoles minoritaires, la Coordination rurale et la Confédération paysanne, ont eux aussi refusé de signer le texte.

L’Ania (Association nationale des industries alimentaires) dénonce également « une fausse bonne idée, qui ne règlera en rien les problèmes que connaissent les industriels dans la répercussion des prix agricoles ».

Son président, Jean-René Buisson ajoute, dans un communiqué : « Comment un engagement volontaire peut-il régler une situation qui persiste et s’aggrave depuis trois ans sans aucune sanction dissuasive ? Si la LME était respectée, nous n’aurions pas besoin d’inventer des engagements volontaires ! »