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Négociations commerciales : l’Ania dénonce la « loi du plus fort »

  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : A.Monnier

Dans un communiqué virulent, l’Ania (association nationale des industries alimentaires) dénonce les pratiques abusives et les entraves aux règles de la LME commises selon elle par les enseignes au cours des négociations commerciales qui viennent de s’achever le 28 février.

« Elles n’ont pas hésité, pour préserver leur propre rentabilité, à exiger des réductions de tarifs faramineuses allant jusqu’à 30 %, de la part de nos entreprises déjà fortement fragilisées, qu’elles soient des PME ou des grands groupes », déclare notamment Jean-Philippe Girard, son président.

Absence de contreparties et d’engagements durables

L’Ania accuse la grande distribution de procéder à « des demandes démesurées loin de toute réalité économique » dans un climat « menaçant, agressif » et « très hostile ». Parmi les abus énumérés : le non-respect des conditions générales de vente et des tarifs comme point de départ de la négociation, l’absence de contreparties aux réductions de tarif et d’engagements durables vis-à-vis des fournisseurs ou encore des pratiques interdites par la loi telles que la demande d’alignement sur les prix des concurrents de la part de certaines enseignes.

Pour l’Ania, ces pratiques menacent directement l’emploi et la survie des entreprises les plus fragiles.