Michel-Edouard Leclerc : "Nous allons chercher des baisses de prix"
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- Auteur : Frédéric Carluer-Lossouarn
Au passage, il égratigne une nouvelle fois la réglementation régissant les relations fournisseurs-distributeurs, comme la loi Descrozaille. " Aujourd'hui, l'urgent, c'est de stopper l'inflation, au risque de s'attirer la foudre de la part de ceux qui ont voté des lois débiles comme celle qui a limité les promos sur les couches, les produits d'hygiène, ou d'entretien... " Les Parlementaires apprécieront la charge musclée.
"On ne va pas s’embourgeoiser"
" Nous allons chercher des baisses de prix ces prochaines semaines (et en respectant le bouclier tarifaire qui garantit les revenus agricoles) , poursuit le dirigeant. Oui, chez Leclerc, on sait qu'on dérange quelques lobbies, mais je vous jure qu'en 2025, fiers que vous nous ayez confortés sur le podium des marques préférées des Français, on ne va pas s'embourgeoiser ! Il y a du taf ! " En creux, c’est aussi une façon pour Michel-Edouard Leclerc, gardien du temple Leclerc, de maintenir la pression sur ceux parmi les adhérents Leclerc qui pourraient être tentés de lâcher du lest sur les marges et les prix.
" La récession menace ? Ça va coûter plus cher de produire plus écologique, décarboné, socialement responsable, géopolitiquement plus sécurisé ? Oui, sans doute. Mais raison de plus : il faut que tout ce qui sera meilleur pour vous, pour nos enfants, pour la planète, puisse rester accessible à tous. C'est notre mission depuis la création de notre enseigne à Landerneau par mes parents ! (il y a 75 ans, en décembre 1949)", conclut-il.