Lidl a connu un mouvement de grève national hier 2 décembre. Le syndicat Unsa, qui avait appelé à cesser le travail, s'est réjouit dans les colonnes de 20 Minutes d'avoir pris part au "mouvement social le plus suivi depuis dix ans".
Le syndicat avance le chiffre de 3 000 grévistes. Et dans la foulée, la CGT a lancé un nouvel appel à la mobilisation, cette fois pour le 6 décembre.
L'objet du mécontentement ? Pour faire très simple, Lidl monte en gamme, mais en conservant, à entendre les syndicats, les moyens d'un hard discounter. Les revendications portent sur le manque de personnel, les pressions sur la productivité et les salaires.
Contacté par Linéaires, Lidl n'avance aucun chiffre sur la mobilisation de ses salariés hier. Il se borne à reconnaître des perturbations, qui n'ont toutefois pas empêché les clients de faire leurs courses.
"Lidl s'est engagé dans un plan de transformation des magasins et des entrepôts d'ici 2016, dans le cadre d'une stratégie de sortie du hard discount, commente sobrement un porte-parole du distributeur. La direction est consciente des inquiétudes que peuvent générer ces changements et reste à l'écoute des salariés. Elle confirme sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les acteurs sociaux."
Le distributeur avance que les chantiers de modernisation ont aussi pour but d'améliorer le confort des salariés. Les magasins sont plus grands (1 000 à 1 600 m² devient le nouveau standard de l'enseigne), de même que les entrepôts. Ces derniers jaugent plutôt entre 15 000 et 25 000 m² ; Lidl veut les agrandir à 40 000 m² en moyenne.